La généralisation des Cours criminelles départementales emportant la disparition des jurys populaires et prétendument dictée par la recherche d’une justice plus « qualitative » puisque rendue par des magistrats professionnel et non par « desjuges d’un jour » n’a pas eu les effets escomptés. Loin s’en faut ! Outre qu’elles ont fait reculer la démocratie, selon monsieur Remy HEITZ, Procureur près la Cour de cassation, « Les CCD ont contribué à accroître la charge des juridictions criminelles et aggravé la pression des délais ».
Ce constat n’a malheureusement guère ému nos gouvernants ; à preuve le projet de loi sur « La justice criminelle et le respectdes victimes » présenté en conseil des ministres le 18 mars dernier et qui sera soumis au Sénat le 14 avril. Présenté comme une réponse aux délais excessifs de jugement en matière criminelle, il réduit à rien par les nouvelles procédures qu’il prévoit le débat judiciaire et l’équilibre du procès criminel :
instauration d’un « plaider coupable » en matière criminelle assorti d’une homologation sans juré, sans audition de l’auteur, ni de témoins, ni d’experts ;
allongements des délais de détention provisoire avant jugement ;
extension du champ de compétence des CCD ;
adaptation restrictive des règles de l’appel ;
outils d’enquête renforcés portant atteinte au respect de la vie privée ;
droits des victimes pris en compte certes mais fragilisés, le jugement des intérêts civils pouvant être dissocié de celui de l’action publique.
Et la liste n’est malheureusement pas exhaustive… !
A l’instar du Conseil National des Barreaux, de la Conférence des Bâtonniers et de l’ensemble des Barreaux de France, le Barreau du Val-de-Marne est tout entier mobilisé contre ce projet de loi qui constitue une atteinte aux principes directeurs du procès pénal, garants des droits de chacun. Réunis en assemblée générale extraordinaire à l’initiative du Bâtonnier au soir du 31 mars, ses avocats ont invité le conseil de l’Ordre à prendre une résolution condamnant sans réserve ce projet de loi attentatoire au droit de nos concitoyens à un procès équitable, résolution adoptée à l’unanimité. Leur combat n’est pas que celui des avocats ; c’est aussi le vôtre !...
Voilà déjà deux années que la Commission « Communication » s’efforce de mettre en lumière les compétences de notre barreau et qu’elle nous invite à aller à la rencontre de ceux qui font sa richesse. La 21ème édition des Etats Généraux du Droit de la Famille et du Patrimoine qui s’est tenue les 30 et 31 janvier dernier l’a tout naturellement conduite à s’intéresser à nos « Familialistes » et à interroger deux d’entre eux, et pas les moins fameux : nos consoeurs Annie KOSKAS, ancien bâtonnier, et Tifenn LE GUENEDAL, membre de la Commission « Famille ».
Pourquoi et comment ont-elles résolu de se consacrer au Droit de la famille ? Quelle satisfaction en tirent-elles ? Quelles sont les difficultés de leur exercice ? Nos deux consoeurs se sont prêtées aux questions avec générosité et franchise ; qu’elles en soient chaleureusement remerciées !
Comme chaque année depuis 1977, l’Organisation des Nations Unies invite les citoyens du monde, pour une journée (et c’est bien peu) à réfléchir ensemble à la condition des femmes et aux moyens à mettre en œuvre pour qu’elles disposent enfin de droits égaux à ceux des hommes. Voilà donc près de cinquante ans que nous saluons les victoires et les acquis des femmes (et il y en a…) et que nous dressons l’inventaire de leurs revendications (il en reste…).
Tout cela est bel et bon mais il est, en ces temps et en ce monde, des femmes qui, harcelées par la police des mœurs, subissent un véritable « apartheid de genre » et s’exposent à des flagellations, à des peines d’incarcération et à des condamnations à mort et ce pour l’unique raison qu’elles s’opposent au port du voile que les autorités islamiques ont rendu obligatoire, y compris pour les filles dès l’âge de sept ans, et qui constitue une atteinte à leurs libertés d’expression, de religion et de croyance et à leurs droits à la vie privée, à l’égalité et à la non-discrimination.
Ces femmes, ce sont les femmes d’Iran et ce sont elles qu’en ce huit mars 2026 le barreau veut honorer via cette nouvelle exposition éphémère désormais ouverte à tous dans les locaux de l’Ordre.
Car elles se battent, les iraniennes! En 2022 déjà, la mort en détention de Mahsa AMINI, trois jours après son arrestation par la police des mœurs pour non-respect du port du voile, les a conduites à descendre dans les rues de TEHERAN et leur cri « Femmes, Vie,Liberté » a généré un mouvement de protestation inédit, traversant toutes les classes sociales et s’étendant à tout le territoire. Naturellement c’est dans le sang que le mouvement a été réprimé par les autorités qui n’ont alors eu de cesse de durcir leur code moral. Mais la graine avait germé et le vingt-huit décembre dernier, le peuple iranien tout entier s’est soulevé : femmes, hommes, étudiants…, et le cri des femmes d’Iran est devenu « Iran, Vie, Liberté ». On sait qu’à ce mouvement sans précédent, le régime a répondu avec une brutalité extrême : des morts par milliers et des arrestations innombrables.
Mais si beaucoup d’entre elles ont perdu la vie durant ce soulèvement, nos guerrières iraniennes ont gagné : elles ont permis aux hommes de comprendre enfin que leur combat n’était pas qu’un combat féministe mais que c’était en vérité le combat de tous, le combat pour la liberté !
Femmes d’Iran, tenez bon car « La quête de la liberté bat au cœur de l’être humain et un cœur vivant ne se soumet jamais !» (*).
En France, la profession d’avocat est strictement réglementée. Elle impose à ceux qui l’exercent, défense ou conseil, le respect des principes d’indépendance, de loyauté, de compétence et de confidentialité et ce dans le seul but de permettre à chacun d’accéder au droit dans la légalité, avec confiance et de façon sécure.
Or force est de constater que depuis plusieurs années fleurissent des sites, des structures et même des particuliers promettant de rédiger des contrats, de contester des amendes et pire, de « conseiller juridiquement » alors même que leur compétence n’est pas établie.
Il s’agit là d’un exercice illégal de la profession d’avocat répréhensible pénalement.
A l’instar du Conseil National de Barreaux, organe de représentation nationale des avocats, le barreau du Val-de-Marne entend lutter avec détermination contre ses « usurpateurs » , non parce qu’il entendrait sauvegarder un quelconque « pré carré » mais parce sait l’importance qu’il y a à offrir à celui qui a besoin de droit une entière protection.
Et précisément, l’avocat est assuré pour couvrir toute faute professionnelle éventuelle, il est soumis à une obligation de formation continue, il est astreint au secret professionnel et il agit dans le respect d’un code de déontologie draconien, autant de garanties que ces « usurpateurs » ne peuvent offrir…
Alors si d’aventure vous étiez victime de l’un d’eux, n’attendez pas et signalez-le au Bâtonnier de l’Ordre des avocats au barreau du Val-de-Marne. Vous permettrez d’éviter que d’autres en soient les victimes… !
Le 16 février, répondant à l'invitation des Chefs de notre juridiction, de l'UPEC 94 et de son laboratoire de droit privé, magistrats, universitaires, avocats, Bâtonnier en tête, et étudiants étaient réunis pour accueillir Monsieur Richard FERRAND, Président du Conseil Constitutionnel, qu'accompagnait Madame Véronique MALBEC, membre du Conseil, et participer à une conférence-débat sur le thème : "Etat de droit, Juges et Démocratie".
Vaste sujet, sujet d'importance en ces temps d'incompréhension, de confusion, de chicane et d'opposition entretenues par des voix démagogiques de plus en plus bruyantes à l'endroit de l'Etat de droit alors qu'il est notre bien commun le plus précieux.
Car, nous a dit le Président Richard FERRAND, l'Etat de droit n'est pas un concept juridique. "C'est lui qui soumet au droit les autorités publiques, protège de l'arbitraire et garantit l'égalité de tous devant la loi, sous le contrôle de juridictions impartiales et indépendantes". Il y a donc urgence à diffuser la culture de l'Etat de droit. Le Conseil Constitutionnel s'y emploie mais son volontarisme ne peut suffire; il doit s'accompagner des efforts de tous les professionnels du droit. "Je crois à des coalitions informelles indispensables pour redonner à nos concitoyens la confiance dans nos institutions", a encore dit le Président. Le barreau du Val-de-Marne y croit aussi!
Après l'intervention de Madame Véronique MALBEC qui a su instruire le public sur les méthodes de travail trop souvent méconnues du Conseil, c'est un débat nourri qui s'est instauré, révélateur de l'intérêt que tous avaient su tirer de l'évènement.
Grand merci à ces hôtes éminents. Grand merci aussi aux organisateurs.
Merci enfin aux participants. Gageons que tous garderont au cœur la nécessaire défense de l'Etat de droit.
Cette année encore la salle des assises du Palais accueillait, à l’initiative de « REVOLTE-TOI, UPEC » l’association des étudiants pénalistes de la faculté de droit de CRETEIL, quatre bretteurs, les quatre étudiants finalistes du concours du « PRIX VERGES » qui revient au plaideur le plus éloquent, qu’il ait à requérir ou qu’il ait à défendre.
Quand on sait que l’association a pour but de « valoriser l’éloquence, promouvoir la culture juridique et défendre la langue française », on s’attend au meilleur, et l’on a raison car tous quatre ont brillé!
L’objet de leur débat : tentative de meurtre ou violences volontaires? Légitime défense ou intention criminelle ? Tous, procureurs ou avocats, ont su analyser les faits qui leur étaient soumis, déterminer le droit applicable, exploiter la jurisprudence et arrêter une position avec une pertinence magnifiée par un verbe choisi, et tout cela devant un jury qui aurait pu les impressionner puisque, présidé par Madame Catherine MATHIEU, Présidente du tribunal, il réunissait Monsieur le Procureur Damien SAVARZEIX représenté, Monsieur le Doyen Simon GILBERT, Monsieur le Bâtonnier François-Xavier LUCAS, Madame le bâtonnier Elizabeth MENESGUEN, Madame le Professeur Claudia GHICA-LEMARCHAND et Monsieur le Professeur Louis PERDRIX.
Il fallait bien choisir. Confrères et amis, prenez garde : c’est le parquet qui l’a emporté ! Linda ZELLAL et Camille HASSANZADEH, toutes deux procureurs, ont fini en tête mais rassurez-vous, « dans un mouchoir » car les avocats, Allan DZOGANGA et Soundouss CAUDEN n’ont rien eu à leur envier.
Merci et bravo à ces quatre jeunes talents qui augurent joliment de l’avenir du Droit. Merci aussi à Sofiane OUZANE et à Ilan STRASBACH, co-présidents de l’association, pour leur engagement de tous les instants. Et que vive le Droit !
Initiée au plan national par l’Association Française du Droit Pénal, la « Semaine du Droit Pénal » avait cette année pour thème « les violences intrafamiliales » et les professionnels du Droit val-de-marnais n’ont pas failli : la faculté de droit de CRETEIL, en partenariat avec le tribunal judiciaire du département et le barreau du Val-de-Marne, y a consacré deux temps forts : . le 20 janvier 2026, quatre procès fictifs avec pour acteurs des étudiants du master II de droit pénal devant un jury composé d’universitaires, de magistrats et d’avocats. . le 22 janvier 2026, une table ronde au cours de laquelle ces mêmes professionnels ont échangé sur le thème avec le public et conduit la réflexion.
Dire que les étudiants ont été exceptionnels est peu dire : procureurs ou avocats, tous ont fait preuve d’une finesse d’analyse que beaucoup d’entre nous n’ont pas ou n’ont plus. La responsabilité des auteurs de violences n’est pas a démontrer et elle doit être sanctionnée mais, nous ont-ils dit, « celle des acteurs de justice doit être interrogée car s’ils ont à préserver l’ordre public, ils ont aussi à sauvegarder les droits fondamentaux en ne judiciarisant pas de façon disproportionnée les conflitsfamiliaux ». La fonction de la peine infligée aux auteurs a elle aussi été questionnée : elle est certes sanction mais qu’en est-il de sa fonction de réinsertion ? On vous l’a dit : la finesse d’analyse était au rendez-vous.
Et que penser de la table ronde qui a suivi et qu’honoraient de leur présence Madame la Présidente Catherine Mathieu et Monsieur le Bâtonnier François-Xavier LUCAS : du bien évidemment, car il faut ici saluer la clarté et la pertinence des propos tenus par les participants : Monsieur Philippe LANGLOIS, Président de la 11ème chambre correctionnelle du tribunal, Madame Julie DUWEZ, Procureur adjoint et Maître Vélia VOLLAND, avocate au barreau du Val-de-Marne.
Il ne sera pas dit qu’à CRETEIL la « Semaine du Droit Pénal » a été boudée. Elle a au contraire été grandement célébrée et nos remerciements chaleureux vont Madame le Professeur Claudia GHICA-LEMARCHAND, grande ordonnatrice de cette manifestation. Ils vont aussi à tous les intervenants, trop nombreux pour être tous cités. Qu’ils veuillent bien nous le pardonner.
L’audience solennelle de rentrée d’un tribunal est toujours un évènement d’importance dans la vie judiciaire. Traditionnellement elle est l’occasion pour les Chefs de la juridiction de dresser le bilan de l’année écoulée et de présenter leurs objectifs pour celle qui s’ouvre.
Celle qui s’est tenue le 19 janvier dernier sous la présidence de Madame Catherine MATHIEU avec à ses côtés Monsieur le Procureur Damien SAVARZEIX n’a certes pas failli à la tradition mais elle a pris une toute autre couleur : celle du renouveau, voire de la renaissance…
Après avoir tous deux salué l’arrivée ô combien attendue de nouveaux magistrats à qui l’on ne peut que souhaiter plein succès dans leurs nouvelles fonctions, et exprimé au public leur satisfaction du travail accompli dans une esprit d’équipe remarquable, c’est à notre maison commune, ce palais si cher à tous ceux qui l’habitent, que Madame Catherine MATHIEU a consacré son propos.
Edifié entre 1976 et 1978, c’est peu dire qu’il avait vieilli mais pire : il était apparu exposé à des problèmes d’amiante aux conséquences gravement dommageables tant pour le personnel que pour le public et qui commandaient une réhabilitation d’importance.
Après cinq années d’étude, les travaux ont été entrepris en 2021 et ils viennent de s’achever ! Désamiantage évidemment mais aussi réfection totale de l’installation électrique, de l’informatique et de la télécommunication et reprise des embellissements, tout cela est aujourd’hui réalisé et si des grâces doivent être rendues à tous les acteurs de cette entreprise d’ampleur, on ne saurait omettre de saluer l’ensemble du personnel de la juridiction pour la résilience dont il a fait preuve durant toutes ces années.
C’est ce qu’a fait Madame le Président ; c’est ce que fait le barreau avec elle, heureux de retrouver un palais tout neuf qui contribuera, gageons-le, à améliorer le service public de la justice.
Cette année, c’est à la Maison de la Mutualité que la 1ère chambre de la Cour s’est réunie en audience foraine pour recueillir le premier serment dit « serment de laconfidentialité » des deux mille cent huit élèves-avocats de la promotion 2026-2027, en présence de Madame Carine DENOIT-BENTEUX, vice-bâtonnier du barreau de PARIS et désormais Présidente de l’EFB, et des bâtonniers des huit autres barreaux du ressort de la Cour parmi lesquels notre bâtonnier François-Xavier LUCAS, heureux d’être ainsi reconnus comme membres à part entière de l’Ecole.
Moment solennel, moment fort qui en a ému plus d’un lorsque, dans un ensemble parfait, sous le regard bienveillant du parrain de la promotion, un parrain magnifique, une grande voix du Barreau, notre confrère Patrick MAISONNEUVE, deux mille cent huit voix se sont élevées pour prononcer un retentissant ; « je le jure ».
Les voilà donc désormais sur le chemin de l’avocature !
Madame DENOIT-BENTEUX n’a pas manqué de les inviter à tirer profit des dix-huit mois de formation qui les attendent et qui feront d’eux non plus seulement des juristes compétents mais des professionnels aguerris et leur apprendront à « porter la robe » !
Elle a profité de l’occasion pour exprimer son souhait de « réformer la formation pour l’adapter à l’évolution des pratiques professionnelles et à la place croissante de l’amiable et de l’intelligence artificielle ». Projet ambitieux s’il en est mais qui devra être soumis à la commission formation du CNB, organe institutionnel de la formation.
Maître MAISONNEUVE quant à lui les a appelés à l’essentiel : « l’engagement » ! Cet engagement qui devra les conduire, encore et toujours, à veiller à la sauvegarde de l’état de Droit terriblement mis à mal en ces temps troublés alors qu’il est le seul garant des libertés individuelles et des droits fondamentaux et constitue le fondement de notre démocratie. Puisse ces valeureux jeunes gens ne l’oublier jamais !
On ne saurait clore ce propos sans saluer les maîtres d’œuvre de l’évènement : Monsieur Gilles ACCOMANDO et sa complice Madame Clémentine KLEITZ qui ont, une fois encore, fait de cette Rentrée un moment d’exception.
Ses cheveux courts, son regard bleu, son sourire juvénile, son avatar aussi sont devenus familiers à ceux d’entre nous qui ont eu la chance de la rencontrer le deux octobre dernier, à l’occasion du salon du livre du barreau ; elle y présentait en effet, aux côtés de son autrice Madame le Bâtonnier Christiane FERAL-SCHUHL, « Adélaïde : lorsque l’I.A. casse le codes », la B.D. au succès fulgurant et dont elle est l’illustratrice.
Mais qui est donc cette lumineuse jeune femme de trente-cinq ans que l’on garde au cœur dès lors qu’on l’a croisée ? Une avocate au barreau de PARIS qui, d’abord nourrie au lait du pénal, se consacre désormais au droit de la famille, une syndicaliste engagée au sein de l’UJA de PARIS et depuis peu un membre du conseil de l’Ordre déterminé à contribuer au mieux-être de ses confrères en souffrance.
Voilà tout juste dix années qu’elle exerce ; après six années de collaborations douloureuses qui l’ont abîmée au point qu’elle aurait pu déposer la robe, la voilà installée depuis quatre ans, toute à la joie de se sentir enfin avocate.
Mais Tiphaine MARY n’est pas que cela ; c’est une artiste ! La nuit, le jour, elle décline l’art pictural sous toutes ses formes : dessins, aquarelles, peintures, affiches, bandes dessinées…(la sculpture et la céramique sont aussi ses amies). La robe et le crayon chez elle ne font qu’un. D’ailleurs, faisant référence à ses débuts professionnels chaotiques, n’affirme-t-elle pas que « sans le dessin, elle ne serait plus avocate ». Cette « avocartiste » (c’est ainsi qu’elle se qualifie) met de la couleur sur nos robes noires ! Si d’aventure vous en doutiez encore, cette nouvelle exposition éphémère (la dernière de l’année) que nous offre le Bâtonnier du 29 décembre 2025 au 25 janvier 2026 vous décillera les yeux. Alors un conseil : ne la boudez pas et venez à la rencontre de Tiphaine MARY !
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Tirer sa révérence n’est jamais chose aisée… Elle le savait mais était résolue à ne pas se laisser envahir par l’émotion. Le 16 décembre dernier, dans la salle Serge LEQUIN chère à son cœur, elle n’y parvint qu’à moitié mais en cela elle toucha le cœur d’un public venu en nombre parmi lequel les Chefs de notre juridiction pour lui rendre l’hommage qu’elle méritait. C’est que durant deux années, Madame le Bâtonnier Yolaine BANCAREL aura su, avec une autorité bienveillante et le souci constant de ses ouailles, tenir ferme la barre et rendre plus belle notre maison commune. Elle aura donc elle aussi, après d’autres, déposé sa pierre à l’édifice et marqué pour longtemps son passage à la tête de l’Ordre.
Il appartient désormais à son successeur, Monsieur le Bâtonnier François-Xavier LUCAS, de déposer la sienne. On connaît l’homme, loyal, fidèle et sincère ; on connaît l’avocat, nourri au lait de l‘ordinalité, brillant, confraternel et avide de concorde. Il nous tarde de connaître celui qui, désormais détenteur du bâton que lui a cédé le Bâtonnier BANCAREL, aura à conduire notre communauté vers le meilleur. Belle route, Bâtonnier!
S’il fut solennel, le moment n’en fut pas moins festif grâce au talent de nos valeureux confrères Clément DESPUJOL et Virgile LEBLANC, Secrétaires de la Conférence du Jeune Barreau, qui régalèrent l’assistance d’une joute oratoire humoristique du meilleur cru avant de lui permettre de goûter à un buffet digne de Lucullus…
Une passation de bâton à la mode de CRETEIL : sans regret et dans la joie partagée !
Ils étaient cinquante-trois l’an dernier et voilà que, ce 9 décembre dans l’amphi A2 de la faculté de droit de CRETEIL, ils étaient soixante-dix -neuf, avec à leurs côtés leurs parents, leurs amis et leurs enseignants. Soixante-dix-neuf, réunis par Monsieur Romain BOFFA, Directeur de l’IEJ qui avait invité à participer à l’évènement les Chefs de notre juridiction, Madame la Présidente Catherine MATHIEU et Monsieur le Procureur Damien SAVARZEIK, et notre Bâtonnier que substituait le Bâtonnier Elizabeth MENESGUEN. Soixante-dix-neuf, fiévreux et impatients de recevoir enfin le viatique qui leur ouvre désormais les portes de l’Ecole d’apprentissage professionnel les conduisant à l’ « Avocature » !
C’est peu dire que l’amphi était à la fête : il y eut d’abord des remerciements : aux enseignants, généreux de leur temps et toujours en quête d’excellence ; au personnel de la faculté, disponible et efficace ; aux parents aussi, souvent confiants, parfois inquiets mais toujours en soutien. Vinrent ensuite les félicitations des hôtes de la soirée et la remise des prix : celui du tribunal décerné par Madame la Présidente Catherine MATHIEU à Monsieur Maxime CHUVIN dont l’élégance du propos confirme le talent, et celui du barreau remis par Madame le bâtonnier Elizabeth MENESGUEN à Madame Elise TADDEÏ qui porte en elle tout ce qu’on attend d’un avocat : la connaissance du Droit, la rigueur, le verbe et surtout une belle humanité.
Une première cette année à l’IEJ de CRETEIL : Madame Elisa Saloua MOUHIB ALLAH reçut des mains de Monsieur le Directeur Romain BOFFA le prix spécial du jury pour l’engagement et la détermination dont elle avait su faire preuve tout au long de son cursus.
Pour ceux-là et pour tous, le rideau tombe aujourd’hui sur leur parcours universitaire mais voilà qu’un autre s’ouvre… Le barreau les espère ; mieux, il les attend !
Voilà peu, la commission communication du barreau vous disait sa volonté d’aller à la rencontre de celles et ceux qui, connus ou moins connus, contribuent eux aussi à l’œuvre de Justice. C’est ainsi qu’elle est allée à la rencontre de Madame Catherine MATHIEU, Présidente du tribunal judiciaire de CRETEIL, dont on conviendra qu’à la place qui est la sienne elle est une interlocutrice incontournable des avocats.
Mais il en est d’autres, tout aussi incontournables, et c’est cette fois vers Monsieur Gilles ACCOMANDO, Directeur de l’EFB, qu’elle a résolu de se tourner.
Voilà déjà cinq ans que ce haut magistrat, dont la carrière au parquet comme siège est exemplaire, est à la tête de l’Ecole de Formation Professionnelle des Barreaux du ressort de la Cour d’appel de PARIS. Comment en est-il venu à s’intéresser à la formation des avocats ? Que pense-t-il de leur formation dont on rappellera qu’initiale ou continue, elle est encadrée par la commission « Formation » du Conseil National des Barreaux ? Comment répond-t-il au défi du nombre quand on sait que l’EFB accueille chaque année près de deux mille élèves-avocats soit la moitié des élèves-avocats de France ? L’avocat est soumis à une obligation de compétence or il est malheureusement établi que la formation continue est … désertée. Comment compte-t-il séduire les « mauvais élèves » ?...
A cela et à bien d’autres choses, Monsieur ACCOMANDO a bien voulu répondre, sans fard mais avec un optimisme contagieux.
En cette fin de mandat, notre Bâtonnier a souhaité vous livrer un peu d’elle-même via une nouvelle exposition éphémère ô combien personnelle.
« Il m’a grandi, m’a apporté la confiance, m’a donné le goût de la liberté, fourni les armes pour vaincre les appréhensions et les peurs, offert la force d’oser… ». Voilà ce qu’à l’instar de HOMERIC (*) notre Bâtonnier a souhaité vous dire du cheval qui, on l’aura compris, est sa passion, une passion qu’elle nous propose de partager.
De tous temps et c’est peu dire (ne le retrouve-t-on pas dans les peintures rupestres ?) le cheval a imprimé la culture humaine. A côté de son rôle utilitaire et militaire, il n’a cessé d’inspirer les croyants et les artistes.
C’est PEGASE, cheval ailé, fils de POSEIDON né du sang de la MEDUSE qui permettra à BELLEROPHON de vaincre la CHIMERE ; c’est le CENTAURE, mi-cheval, mi-homme, immortel chargé de former les jeunes héros ; c’est encore BALAMER, fière monture d’ATTILA, que l’on disait guidé par le vent pour relier la terre avec les dieux célestes
On ne saurait ignorer BUCEPHALE, destrier d’ALEXANDE LE GRAND que lui seul parvint à monter, INCITATUS à qui CALLIGULA portait un amour tel qu’il entendait le faire sénateur, BAYARD qui sut faire de CHARLEMAGNE, habituellement piètre cavalier, un guerrier redoutable, LE VIZIR quI contribua à la victoire de l’Empereur à Iéna et à Eylau…
Ceux-là, et bien d’autres, ont marqué les siècles mais notre Bâtonnier ne manquerait pas de faire grief à la commission communication si elle ne rendait pas l’hommage qu’il mérite à JAPPELOUP. Ce petit cheval (1 mètre 58 au garrot) aura permis à son cavalier de toujours, Pierre DURAND, de remporter de nombreux titres : champion de France, champion d’Europe et champion olympique. Mort d’une crise cardiaque en 1991, il reste présent au cœur des amoureux du cheval, et pas que…
Mais c’est vous qui lui en voudriez si cette exposition n’évoquait pas ZEUS, l’emblématique cheval mécanique qui a remonté la Seine à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques 2024. Il aura ébloui plus d’un milliard de spectateurs, fascinés par l’œuvre artistique et envoutés par la prouesse technique. Mais plus encore, il aura ouvert les cœurs à la résilience et au partage.
Réel ou fictif, les cheval inspire les hommes. Si d’aventure vous en doutiez encore, puisse cette modeste exposition vous en convaincre et qui sait, vous conduire à partager l’amour du cheval !
(*) HOMERIC, « Le dictionnaire amoureux du cheval ». Plon.
La commission communication qui jusqu’ici s’est efforcée de valoriser ceux de nos confrères qui par leur courage, leur générosité et leur talent contribuent à la promotion du barreau et au mieux être de chacun de ses membres, a souhaité aller à la rencontre de ses partenaires habituels pour tenter de les faire mieux connaître et partant comprendre leurs ambitions pour une meilleure justice.
Pour ce premier entretien, c’est à Madame Catherine MATHIEU qu’elle s’est adressée. Voilà quatorze mois qu’elle est à la tête de la juridiction, la quatrième de France. Quatorze mois passés à prendre sa mesure, à identifier ses spécificités et, forte de ce qu’elle a pu apprendre, à mettre en œuvre ses premiers projets.
Comment vit-elle cette première présidence au féminin à CRETEIL ? Les dimensions de la juridiction ont-elles été de nature à l’effrayer ? Dispose-t-elle de clés pour raccourcir les délais de procédure et réduire le stock des affaires ? Que pense-t-elle de l’invasion de l’I.A. ? A ces questions, et à d’autres, Madame le Présidente a bien voulu répondre avec franchise et simplicité ; qu’elle en soit ici chaleureusement remerciée.
Le barreau du Val-de-Marne a toujours eu la solidarité au cœur et il est heureux et fier de constater que les plus jeunes de ses membres l’ont compris. Fidèle à sa tradition , l’Union des Jeunes Avocats du barreau, en partenariat avec la Croix Rouge 94, nous appelle à une nouvelle collecte solidaire en faveur des familles les plus démunies du département. C’est ainsi que du 17 novembre 2025 au 15 décembre 2025, nous sommes conviés à déposer dans les locaux de l’Ordre, salle Jean-François BLAY, vêtements chauds, produits de première nécessité, produits bébés, jeux, jouets, livres et peluches pour que pour elles aussi cette fin d’année soit une fête ! D’avance merci à tous les donateurs mais merci aussi à l’UJA 94 pour cette initiative exemplaire.
Désordre, violences, peurs souvent irraisonnées mais conduisant au rejet de l’autre…, l’état du monde ne conduit guère à l’optimisme. Mais que diriez-vous de faire une pause et pour quelques heures (quelques heures seulement), de faire la fête dans un esprit de partage et de convivialité ?
C’est en tout cas à quoi le barreau nous invite. Le jeudi 20 novembre prochain à partir de 18 heures, il accueillera dans les locaux de l’Ordre, salle Serge LEQUIN, la communauté du Palais (magistrats, greffiers, fonctionnaires et bien sûr avocats) pour sacrifier à Bacchus et goûter, selon la tradition mais avec modération, au beaujolais nouveau dans une ambiance musicale que l’on devra à la talentueuse Aude DUHAMEL et à son guitariste.
Les moments de partage sont rares et par conséquent précieux. Ne les boudons pas !
Pour des questions d’organisation, confirmez votre présence par mail à Laurence BARBIER : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
L'EFB était en fête ce 3 novembre ! C'est que l'heure était à remettre aux élèves-avocats de la promotion 2024-205, en présence de la Présidente de son conseil d'administration, Madame Vanessa BOUSSARDO, vice-Bâtonnier du barreau de PARIS, et de leur marraine, notre consoeur Jacqueline LAFFONT, le graal que tous espéraient : le Certificat d'Aptitude à la Profession d'Avocat !
Il y eut des rires, il y eut quelques larmes aussi tant l'émotion était grande pour ces jeunes gens de recevoir enfin le viatique leur ouvrant les portes d'un exercice professionnel convoité depuis tant d'années...
Madame le vice-Bâtonnier BOUSSARDO les invita opportunément à la curiosité, à l'inventivité et au courage. Quant à notre consoeur LAFFONT, elle leur rappela, s'il en était besoin, qu'être avocat, c'est plus encore qu'un état personnel, c'est "une manière d'habiter le monde"...! Puissent-ils y penser toujours.
Comme précédemment, pour permettre à ces confrères de demain d'aborder plus sereinement leur entrée dans la Profession, les animateurs infatigables de l'Ecole, son Directeur, Monsieur Gilles ACCOMODO, et sa Directrice adjointe, Madame Clémentine KLEITZ, avaient convié les représentants des syndicats professionnels et des associations mais aussi et surtout ceux des barreaux du ressort. Le barreau du Val-de-Marne n'a pas manqué à l'appel, heureux de l'occasion qui lui était donnée de retrouver ses barreaux frères de la Seine-Saint-Denis, de l'Essonne, de Meaux et de Fontainebleau ; et c'est à nos confrères Isabelle KISTNER, Jérôme GOUTILLE et Elizabeth MENESGUEN qu'il avait confié le soin de vanter ses mérites, mérites entendus si l'on en croit les premiers retours...
Alors, jeunes confrères et déjà amis, à bientôt sur les terres du Val-de-Marne !
« S’il est un pilier de l’égalité entre les hommes et les femmes, c’est bien la lutte pour l’élimination des violences faites aux femmes ». Voilà ce qu’affirmait haut et fort le Président Emmanuel MACRON à l’aube de son premier mandat. Ce bel engagement se matérialisait par l’ouverture le 3 septembre 2019 d’un « Grenelle des violences conjugales » augurant de mesures ambitieuses propres à répondre à trois objectifs : assurer une protection intégrale et immédiate des femmes, mieux traiter les violences et leurs spécificités, sanctionner les auteurs de violences de manière plus effective.
Six années se sont écoulées et, si l’on ne saurait taire les efforts entrepris par tous les acteurs de terrain, force est d’admettre que le compte n’y est pas encore. Pas un jour sans qu’une femme, ici ou ailleurs, ne soit victime de violences verbales, physiques, psychologiques ou sexuelles. Pire : la famille n’est plus le cocon sécure dans lequel devraient se développer et s’épanouir les enfants et les voilà eux aussi des victimes qui ressentent pareillement effroi, terreur, hypervigilance et insécurité, autant de choses qui affectent leur santé physique et mentale.
L’heure demeure donc à la lutte et les Chefs de la Juridiction et le Barreau, en partenariat avec le laboratoire de droit privé de la faculté de Droit de CRETEIL et le Conseil Départemental de l’Accès au Droit (CDAD) l’ont compris qui organisent le 8 décembre prochain dans l’amphi B de la faculté de Droit un colloque sur le thème ; « LES VIOLENCES INTRAFAMILIALES ET LA PRATIQUE DE L’ORDONNANCE DE PROTECTION ».
Magistrats, greffiers et avocats y sont attendus, mais pas que… tant il est vrai que ce fléau doit être traité de façon transversale par tous ceux qui y sont confrontés : associations, professionnels de santé, policiers et gendarmes et professionnels de l’enfance…
Alors, à vos agendas !
Voir le programme. Inscriptions : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Le 13 octobre dernier, dans la salle des assises du tribunal judiciaire de CRETEIL, sa Présidente, Madame Catherine MATHIEU, a présenté au monde civil et judiciaire Monsieur Damien SARVAZEIX, successeur à la tête du parquet de Monsieur Stéphane HARDOUIN à qui un hommage appuyé fut rendu.
Voilà peu, le barreau a évoqué l’homme et son parcours. Ce 13 octobre Monsieur le Procureur SARVAZEIX s’est attaché non à révéler ce que pourrait être sa politique pénale, ce qui eut été indiscutablement prématuré (il n’est à CRETEIL que depuis six semaines à peine), même s’il a déclaré faire siennes les priorités du parquet (lutte contre les violences intra-familiales, le narcotrafic et la criminalité organisée, le séparatisme et la radicalisation, le racisme, l’antisémitisme et les discriminations de tous ordres), mais à nous livrer sa réflexion sur les conditions d’une meilleure efficacité de la justice pénale, victime d’une terrible crise de confiance puisqu’elle atteint aujourd’hui la sphère publique.
Monsieur SARVAZEIX est particulièrement disert et l’on ne saurait ici rapporter l’intégralité de son propos. On dira seulement qu’avec une prudence sage mais une évidente détermination, il a décliné les leviers de progression qui selon lui permettraient de relever le défi d’une véritable amélioration : d’abord la nomination, annoncée mais toujours reportée, de magistrats et de fonctionnaires supplémentaires et partant le maintien de l’investissement public sur les missions régaliennes, ensuite un déploiement optimal de l’intelligence artificielle qui, si elle ne remplacera pas le discernement humain, se révèlera un atout précieux dans l’accélération et l’approfondissement du travail, enfin l’amplification du travail en commun de tous les acteurs de la justice pénale permettant une réflexion partagée et l’expérimentation de nouvelles méthodes.
Pour le Procureur, tout cela devrait conduire à une meilleure efficience de la réponse pénale dont on attend d’elle qu’elle soit adaptée au profil du délinquant, ce qui signifie qu’elle doit avoir pour certains auteurs une dimension pédagogique, et qu’elle satisfasse au besoin d’accompagnement de la victime, et ce avec célérité.
Il terminera son propos par une invitation à la persévérance à laquelle on ne peut que souscrire : « Je crois que tout est toujours en question, que tout est toujours àsauver, que rien n’est définitivement acquis et qu’il n’y aura jamais de repos sur la terre pour les hommes de bonne volonté. » (*).
Le 4 octobre dernier, à l’initiative du bâtonnier Véronique DAGONET et sous la férule du Bâtonnier Yolaine BANCAREL, les avocats val-de-marnais ont été invités à aller à la rencontre sur les terres du département, à pied, à vélo ou en voiture, de sa faune riche mais trop méconnue. Au programme : des étapes, des énigmes et des défis permettant à six équipages vaillants et téméraires en dépit des intempéries du matin, de découvrir la panthère de SAINT-MAUR, les moutons d’ORMESSON, les ânes de CHENNEVIERES, les chiens de NOGENT, et l’école vétérinaire de MAISONS-ALFORT… Et si quelques-uns s’égarèrent en chemin, nos aventuriers, classés ou non, se retrouvèrent tous à CRETEIL pour partager leurs émotions et sacrifier au verre de l’amitié.
L’évènement était convivial et ludique mais pas que : c’est qu’il s’agissait aussi et surtout de traduire la volonté du barreau de s’engager dans la protection du monde animal. C’est ainsi que chaque étape était l’occasion de mettre en lumière ses plus ardents défenseurs : GANDHI, Allain BOUGRAIN-DUBOURG, Brigitte BARDOT, Jacques-Charles FOMBONNE et Paul WATSON.
On n’oubliera pas, à la veille de son entrée au Panthéon, Robert BADINTER qui, le sait-on, consacra les dernières années de sa vie sinon à conférer à proprement parler des droits aux animaux, du moins à assurer leur sauvegarde et leur protection, notamment par l’instauration d’un « Défenseur des droits des animaux » (*).Qu’il nous soit permis d’évoquer aussi Jane GOODALL, décédée le 1er octobre dernier, pionnière de la primatologie et activiste infatigable qui plaida toute sa vie pour « une réconciliation entre leshumains et les animaux ».
Et si nous aussi nous nous engagions ?...
(*) Colloque du 22 octobre 2019 organisé par la Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences sur le thème « Droits et personnalitéjuridique de l’animal ».
Il ne saura pas dit qu’au barreau, on ne sait pas célébrer « LA NUIT DU DROIT » !
Fort du succès rencontré l’an dernier, il a résolu d’organiser à nouveau un salon du livre réunissant écrivains, essayistes, magistrats ou encore politiques pour permettre à un public, professionnel ou non, de les mieux connaître et de connaître leurs ouvrages.
Ce deux octobre donc, dans la salle Serge LEQUIN, le barreau a eu le bonheur d’accueillir Dominique PERBEN, ancien Ministre, Christiane FERAL-SCHUHL et Tiphaine MARY, Jean-Yves LE BORGNE, Emmanuel PIERRAT et Serge PORTELLI, tous avocats que leur renommée précédait. On déplora bien sûr l’absence de quelques-uns qui, bien qu’ayant accepté de grand cœur l’invitation du barreau, se sont trouvés empêchés mais la générosité des auteurs présents, leur disponibilité et la chaleur de leurs échanges avec les visiteurs, parmi lesquels les Chefs de notre juridiction, le Doyen de la faculté de droit et le Directeur de l’EFB, ont fait de ce salon un nouveau succès.
Des grâces doivent leur être rendues mais on saluera aussi la détermination de notre commission communication, la compétence de la librairie « L’INSTANT LIRE » et le dévouement du personnel de l’Ordre, tout cela naturellement sous la bienveillante autorité de notre Bâtonnier Yolaine BANCAREL.
L’an dernier le barreau caressait l’espoir que son salon du livre soit le premier d’une longue série. Le succès de ce deuxième salon augure du meilleur.
« Tout vient à point à qui sait attendre » dit-on, à CRETEIL comme ailleurs. C’est qu’en effet, il aura fallu patienter plus de six mois pour que la juridiction accueille un successeur à Monsieur Stéphane HARDOUIN qui après trois années et deux mois passés à la tête du parquet avait été nommé Directeur de l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN).
Nommé Procureur de la République au tribunal de CRETEIL par décret du 19 août dernier, conscient de la lourdeur de la tâche qui lui échoit, c’est sans attendre d’être solennellement installé que dès le premiers jours de septembre Monsieur Damien SAVARZEIX a pris ses fonctions (d’aucuns ont d’ailleurs pu le rencontrer à l’occasion de la Rentrée Solennelle du Barreau).
L’homme est à l’évidence un amoureux du Parquet : substitut à Saint-Omer puis à Béthune où il devint vice-procureur, procureur ensuite d’abord à Saint-Quentin, puis à Chalon-sur-Saône, enfin à Grasse, le voilà désormais à la tête du parquet de la quatrième juridiction de France. Sa réputation le précède : lors de son départ de Grasse, le Maire de la ville n’a-t-il pas dit de lui que « ses qualités humaines et son sens du service public avaient renforcé le lien de confiance entre la justice et les habitants du bassin de vie ».
Le barreau l’accueille donc avec bonheur et lui souhaite tous les succès qu’il espère dans ses nouvelles fonctions. Mais il entend aussi saluer l’investissement et le courage de Madame Catherine LARMIGNAT qui a dû assurer un bien rude intérim. La voilà aujourd’hui présidente de chambre à la Cour d’appel de PARIS. Qu’elle reçoive elle aussi les vœux du barreau de pleine réussite.
A l’occasion de la « NUIT DU DROIT » qui célèbre depuis 2018 l’anniversaire de notre Constitution et fort du succès rencontré, le barreau du Val-de-Marne réitère ce qu’il avait entrepris l’an dernier : organiser un salon du livre réunissant écrivains, essayistes, magistrats, universitaires, avocats ou encore politiques, tous amoureux du Droit, pour permettre au public, professionnel ou non, de les mieux connaître et de connaître leurs ouvrages.
Pour cette deuxième édition, il vous propose d’aller à la rencontre de Dominique PERBEN, ancien Garde des Sceaux (Pour laClarté en Politique), Isabelle ROME, haut magistrat, ministre délégué chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et ambassadrice pour les droits de l’homme (Jouer ou tuer, la fabrique d’un féminicide), Christiane FERAL-SCHUHL et Tiphaine MARY, (AdélaÏde , lorsque l’intelligence artificielle casse les codes), Corinne HERMANN (Nous, avocats des oubliés), Clarisse SERRE (L’avocate et le repenti) toutes quatre avocates fameuses, Jean-Yves LE BORGNE (Coupable liberté), Emmanuel PIERRAT (L’affaire Céline) et Serge PORTELLI (Qui suis-je pour juger l’autre ?), eux aussi avocats dont le talent n’est plus à vanter.
Ils vous accueilleront dans les locaux de l’Ordre, salle Serge LEQUIN, le jeudi 2 octobre prochain de 16 heures à 20 heures pour vous présenter leurs ouvrages, en débattre avec vous et… sacrifier immanquablement à une séance de dédicace.
Le succès de cet évènement d’importance ne dépend que de vous ; alors, conscients de l’honneur qu’ils vous font en répondant à l’invitation du barreau, venez nombreux à la rencontre de ces hôtes remarquables !
Les rentrées solennelles sont généralement l’occasion pour les bâtonniers de faire entendre leur voix pour appeler à la vindicte et au combat. Pour légitimes qu’elles soient, leurs revendications risquent trop souvent d’attiser les inimitiés et de renforcer les antagonismes d’un monde judiciaire déjà fort en peine.
On peut faire mieux et c’est ce qu’à fait, ce 12 septembre dans la salle des assises, notre Bâtonnier Yolaine BANCAREL devant un vaste public composé d’avocats mais aussi des plus hautes personnalités civiles, judiciaires et économiques du département et d’ailleurs. Cœur et raison mêlés, après avoir, avec chaleur et humilité, dressé le bilan de vingt mois d’un mandat exigeant auquel elle a consacré tout son temps et exprimé sa gratitude à tous ceux qui l’avaient soutenue et aidée, elle a opportunément rappelé que la dignité, le respect de l’autre, la fraternité, ces vertus qui font la noblesse des « robes noires », sont autant d’armes et que leur efficacité n’est pas moindre !
Elle a terminé son propos par ces mots : « Vous faites désormais partie de ma vie et j’emporte avec moi un peu de chacun d’entre vous ». Non, Madame le Bâtonnier, cet « au revoir » n’est pas de mise. Vous n’en avez pas fini avec nous et c’est heureux. Croyez-le ou non, il vous reste encore à faire, avec le concours de tous !
La parole fut ensuite donnée à Maîtres Virgile LEBLANC et Clément DESPUJOL, respectivement premier et second Secrétaires de la Conférence du Jeune Barreau, pour une joute oratoire enflammée qui aida à sécher les larmes de quelques-uns.
Débattant sur le thème « Puissants ou misérables », ils éblouirent l’audience par leur talent, leur humour, leur élégance et la qualité de leur verbe au point que leur prestation fut saluée par une « standing ovation ».
Dernier moment de grâce : la remise à nos valeureux Secrétaires du prix « Agnès LIVAREK », en hommage à notre consoeur trop tôt disparue, en présence de son frère dont les mots timides et tremblés bouleversèrent l’assistance.
Quand on vous dit que cette Rentrée fut riche en émotions…!
A la veille de l’évènement qui devait rassembler le barreau dans la joie : sa Rentrée Solennelle, une ombre s’est portée : notre confrère Christian LEIPP nous a quittés et tous les avocats, des plus anciens au plus jeunes, sont dans la peine. C’est que Christian LEIPP a fait plus qu’être un avocat brillant (le grand prêtre des saisies immobilières) un mandataire d’audience au tribunal de commerce habile, un chargé d’enseignement à l’EFB bienveillant, un auteur aussi (*). Ce fut un pionnier !
Inscrit au barreau de PARIS en 1970, cet audacieux décida, avec quelques-uns tout aussi audacieux, de « franchir lepériphérique » pour donner naissance en dépit des obstacles (et ils furent nombreux) à notre communauté.
Passionné par le progrès et les nouvelles technologies, il fut le premier (les plus anciens s’en souviennent ) à faire choix d’un téléphone portable, lequel n’avait d’ailleurs de « portable » que le nom puisqu’il s’agissait d’une valise lourde et… encombrante.
Il y avait quelque chose du Professeur TOURNESOL chez Christian, mais il y avait surtout de la générosité et la volonté de partager son savoir avec les plus jeunes sans jamais être fat.
Dans les derniers temps de sa vie, le regard était parfois absent mais l’œil demeurait rieur et l’on retrouvait alors un peu de celui qu’il était et restera à jamais dans le cœur des avocats : un histrion magnifique !
A sa famille et à ses proches, le barreau entend exprimer ici ses plus sincères et ses plus affectueuses condoléances.
Voilà plus de vingt ans qu’il s’engage, dénonce et défend ayant délaissé la plume pour la remplacer par la peinture, une peinture dite « de rue » qui offre aux murs gris et sales de nos villes désincarnées un souffle poétique terriblement salutaire.
Pour ceux qui fréquentent la maison d’arrêt de FRESNES, C215 alias Christian GUEMY, n’est pas un inconnu ; c’est en effet à lui que l’on doit les vingt et un portraits de détenus connus ou inconnus (et pas que) qui ornent des pans entiers de ses murs mais savent-ils que C215 est l’un des artistes les plus fameux de la scène du « street art » internationale et que ses portraits tapissent les rues du monde entier. Des portraits vibrant d’émotion d’enfants, de laissés-pour-compte, d’anonymes dont les visages nous questionnent : qui sont-ils, quelles intentions les habitent, quelles émotions les emportent, que nous dit leur regard… ?
L’artiste est aujourd’hui sorti du tout revendicatif et le voilà qui est sollicité par les institutions mais l’homme est toujours en quête d’humanité et son engagement ne faiblit pas.
Le mieux connaître et appréhender (un peu) son œuvre, c’est à quoi nous invite notre Bâtonnier via la nouvelle exposition éphémère qui se tiendra du 8 septembre au 8 novembre dans les locaux de l’Ordre mais gageons que vous aurez aussi à cœur de lire l’interview que l’artiste a généreusement accepté d’accorder à notre commission communication et que vous trouverez ci-après.
Question : Tout d'abord, et pardon par cette curiosité enfantine, pourquoi ce pseudonyme de « C215 » ?
Christian GUEMY : C'est venu par hasard alors que je me cherchais un pseudonyme de poète pour mon premier projet qui rassemblait autant d'artistes que de poèmes dans un recueil où chacun de mes poèmes était illustré par des artistes différents, en 2005. Nombre d'entre eux venaient de l'art urbain. J'ai aimé les sonorités de C215, puis j'ai joué sur la multiplicité d'interprétations possibles. Mais cela ne signifie rien. Ce sont des sons et un monogramme.
Question : Vous êtes aujourd'hui l'un des artistes urbains pochoiristes les plus connus sur la scène du « street art » internationale. Nous diriez-vous comment alors que vos études vous ont conduit vers l'histoire de l'art et une vision académique de la peinture, vous en êtes venu à la peinture de rue ?
C.G : J'ai eu plusieurs vies, comme on le dit pour les chats. J'ai tenté d inclure la somme des mes expériences dans mon travail : une enfance immergée dans le monde de la nuit, des discothèques, une adolescence dans les « rave party » improvisées, puis un solide quadruple cursus universitaire en langues, en histoire et en histoire de l'art et une certaine expérience des expéditions commerciales en tant qu'ancien responsable export de tissus de luxe. Cela donne quelque chose qui est à la fois savant et populaire, commercial parfois , bénévole souvent, en particulier pour l'engagement.
Question : On dit, et l'on a raison, que votre style est unique, qu'il va « de la bichromie aux compositions colorées ». Comment le définiriez-vous ?
C.G : Une dose variable entre l'abstrait et le figuratif, des détails de plus en plus nombreux, eux mêmes abstraits et par effet optique figuratifs lorsque l'on s’ éloigne de l'œuvre. Quelques automatismes ont fini par faire signature, complétés par mon logo si bien que l'on reconnaît facilement les œuvres que je laisse derrière moi, et d'assez loin…
Question : Vous œuvrez sur tous supports, le plus souvent sur les murs de nos villes de sorte que vos œuvres ne peuvent être qu'éphémères. Ce côté éphémère ne vous questionne-t-il pas ?
C.G : Il en va des œuvres comme de nos vies... leur poésie est liée à leur effacement et à leur fragilité. Que restera-t-il de ce que nous sommes? On semble bien peu de choses et l'avenir est bien incertain.
Question : Votre succès est tel que vous êtes désormais l'objet de commandes publiques auxquelles d’ailleurs vous répondez. Diriez-vous que cette reconnaissance institutionnelle pourrait être de nature à remettre en cause aux yeux du public votre engagement ?
CG : Les murs bien sûr permettent de s'adresser directement au public sans médiation. Mais cette absence de médiation est parfois pénalisante, surtout si l'on veut réaliser plusieurs œuvres élaborées, riches de sens et qui interagissent entre elles. Le musée permet cela. Et il permet de réaliser des œuvres dont l'artiste ne se pose pas la question de leur commercialisation, ce qui permet de plaire ou déplaire. La rue est beaucoup plus normative qu'il n'y paraît. Ce qui compte c’est de ne pas aller là où l'on est attendu. En cela les prisons ont été mon eldorado. J'ai peint dans plus de vingt-cinq prisons et c'est je crois la partie de mon travail qui m'intéresse le plus...
Inspirés du droit canadien et inscrits dans notre loi depuis plus de vingt ans, les MARDS ou modes de règlement amiable des différends sont désormais plébiscités par nos juges quels qu’ils soient et quelle que soit leur office. C’est qu’on leur prête la vertu de permettre à nos concitoyens d’échapper à un procès long et coûteux. Les avocats ne pouvaient sans manquer à leur mission ignorer « l’amiable » et ils l’ont adopté même si certains demeurent encore sceptiques quant à leur pertinence…
La commission communication a souhaité en savoir davantage ; aussi a-t-elle décidé de donner la parole à deux avocates du barreau, deux éminentes actrices de « l’amiable », nos consœurs médiatrices Françoise KALTENBACH, avocat honoraire, ancien membre du conseil de l’Ordre et co-présidente d'AVO’MARDS et Virginie MAX-CARLI, co-secrétaire d’AVO’MARDS formée au droit collaboratif.
Elles répondent ici sans réticence et nous font partager leur engagement et leur détermination. Qu’elles en soient chaleureusement remerciées !
La caricature a cela de bon qu’elle nous invite, à l’instar de Monsieur de BEAUMARCHAIS à « rire de tout de peur d’être obligé d’en pleurer ». C’est à quoi notre Bâtonnier nous convie, avec le concours de la commission communication, via cette nouvelle exposition éphémère consacrée à Honoré DAUMIER.
Lithographe, peintre et sculpteur, c’est en 1830 que DAUMIER commencera sa carrière de caricaturiste en réalisant des lithographies pour la revue satirique « La caricature» et qu’il rencontrera le succès pour ses portraits à charge des politiciens de la « Monarchie de Juillet ».
En 1832 celle qu’il réalisera de Louis-Philippe qu’il représentera en Gargantua lui vaudra d’être condamné à six mois d’emprisonnement et au paiement d’une amende de cinq cents francs, considérable pour l’époque.
Après avoir exécuté sa peine il poursuivra certes son activité mais cette cruelle épreuve le conduira à consacrer ses travaux non plus au monde politique à proprement parlé mais aux mœurs du temps. Ainsi s’avisera-t-il croquer le théâtre, les bourgeois, les artistes, les transports en communs, les artisans, les employée… bref, tout ce qui compose la société du 19ème siècle.
Et il n’oubliera pas les « gens de justice » qu’il croquera avec une fougue rancunière tant était vivace le souvenir cruel de la prison et n’épargnera ni les avocats, emballés et vaniteux, ni les juges assoupis , moqueurs ou inexorables, et pas d’avantage les plaideurs exaspérés. Ce sont rien moins que trente-huit lithographies qu’il leur consacrera entre 1845 et 1948, toutes parues dans la revue « Charivari ». De cette série Arsène ALEXANDRE (*) a pu dire : « Jamais depuis Rabelais, la gent chicanière n’a été plus serrée de près, plus fouillée, plus implacablement disséquée dans ses trucs, dans ses manies, dans ses audaces, dans ses roueries ».
De cela, les neuf lithographies que cette exposition vous propose vous convaincront assurément.
L’humour est parfois (souvent) cruel mais il invite au rire. Alors, rions ensemble, voulez-vous ?...
(*) Arsène ALEXANDRE (1859-1937) : journaliste, critique d’art et inspecteur général des musées.
Ils n'auront pas failli, nos chers "INDISPENSABLES".
Pour cette quatorzième édition du 30 juin au 4 juillet, ils auront accueillis plus de 520 avocats, du barreau certes mais aussi d'ailleurs (le barreau est accueillant et tous les avocats y sont les bienvenus) tous soucieux de parfaire leurs compétences voire d'en acquérir de nouvelles pour demeurer ces "tiers de confiance" dont, en cette période d'errance et parfois de désarroi, nos concitoyens ont tant besoin!
Ambiance studieuse durant toute cette semaine dans la salle Serge LEQUIN, à preuve les photos prises par Graziella et Laurence qui ont une fois encore grandement contribué à l'organisation matérielle de ce rendez-vous estivale désormais incontournable; ambiance conviviale aussi tant il est vrai qu'il n'est rien de mieux qu'un café d'accueil pour favoriser l'échange et le partage...
Un grand merci à l'Ordre et à la CARPA DE L'EST FRANCILIEN qui chaque année offrent aux avocats la chance d'asseoir leur savoir et l'opportunité de goûter à des retrouvailles fraternelles. Un grand merci aussi à LEFEBVRE-DALLOZ COMPETENCES et à ses intervenants, tous de grande qualité si l'on en croit les retours des apprenants.
Alors, à bientôt pour la quinzième édition des "INDISPENSABLES DU BARREAU", les bien nommés !
Au terme d'une campagne empreinte de sérénité et dont chacun a pu apprécier la qualité puisque qu'elle a conduit à un taux de participation à l'élection de près de 75 %, le 19 juin dernier à 20 heures les urnes ont parlé : elles ont choisi pour succéder à notre Bâtonnier Yolaine BANCAREL et présider aux destinées de notre barreau durant les deux prochaines années notre confrère François-Xavier LUCAS, et ce à une très large majorité puisqu'avec 69¨% des suffrages.
Nourri au lait de l'Ordinalité par son père, notre cher et éminent confrère Léopold LUCAS aujourd'hui avocat honoraire et dont on se souvient qu'il fut l'un des pionniers du barreau, François-Xavier LUCAS possède assurément les qualités que l'on attend d'un bâtonnier. Avocat depuis 2005, successivement secrétaire de la Conférence du jeune barreau, président de l'UJA 94, membre du conseil de l'Ordre en charge notamment du groupe de défense pénale et actuellement secrétaire du Conseil, l'implication du nouvel élu ne s'est jamais démentie. Le voilà aujourd'hui résolu à faire rayonner notre barreau dans la concorde, la bienveillance et la solidarité. Gageons qu'il y parviendra avec le concours de tous et dans l'harmonie. Qu'il reçoive ici nos chaleureuses félicitations et nos vœux de plein succès dans l'exercice du plus beau des mandats : celui de bâtonnier.
Nous ne saurions oublier sa valeureuse concurrente, notre consoeur Malika NGUYEN VAN HO, dont l'engagement de toujours doit être salué et dont on sait qu'il ne faiblira pas. Qu'elle reçoive elle aussi nos sincères félicitations et accueille l'expression de notre amitié.
On vous les avait annoncés, ils sont bel et bien là, les « INDISPENSABLES DU BARREAU » ! Du 30 juin au 4 juillet prochains, ce sont bien dix ateliers de formation qui seront à nouveau offerts aux avocats d’ci et d’ailleurs par notre Ordre et la CARPA DE L’EST PARISIEN avec l’aide de notre fidèle partenaire LEFEBVRE-DALLOZ COMPETENCE.
Le visiteur trouvera ci-après le programme de cette quatorzième édition, un programme riche et varié dont la déontologie n’est évidemment pas exclue ; de quoi amener les avocats à améliorer s’il en était besoin leurs compétences pour mieux répondre aux besoin de Droit de nos concitoyens (et peut-être aussi pour certains, et ce n’est pas le moindre, à déferrer à leur obligation de formation continue…).
Vous souhaitez en savoir d’avantage sur le contenu de chacun de ces ateliers ? Rendez-vous sur la page « FORMATION » du site, rubrique « FORMATION CONTINUE ».
Voir le programme, cliquez ici (PDF) Inscriptions au moyen du formulaire (cliquez-ici) à renvoyer à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Deux ans, c’est bien court ; et ce n’est pas le Bâtonnier Yolaine BANCAREL qui le démentira…
Nous voici en effet à la veille de désigner celui ou celle qui aura l’honneur de lui succéder pour défendre notre exercice professionnel, garantir notre déontologie, conduire notre collectivité, encourager ses initiatives et maintenir sa cohésion… rude de tâche, on en conviendra, mais noble tâche s’il en est.
Cette année, à l’instant où nous parlons ils sont deux à y prétendre, deux valeureux confrères dont on sait les compétences et le sens de l’engagement : Malika NGUYEN VAN HO et François-Xavier LUCAS. A la veille de ce scrutin d’importance, la commission communication a souhaité aller à leur rencontre pour en savoir plus sur leur belle ambition. A l’heure où l’Ordinalité ne séduit plus guère, quelle sont les raisons de leur choix ? Comment appréhendent-ils la fonction ? Que pensent-ils du barreau ? Quels projets ont-ils pour lui ?...
A ces questions et à d’autres, tous deux ont accepté de répondre en liberté. Qu’ils en soient ici chaleureusement remerciés.
Comme chaque année depuis quatorze ans (et oui, quatorze déjà), ils reviennent avec l’été, nos chers « Indispensables » !
Pour cette quatorzième édition, du 30 juin au 4 juillet, ce sont dix ateliers de formation en présentiel dans les locaux de l’Ordre, salle Serge LEQUIN, qui seront proposés par l’Ordre et la CARPA DE L’EST PARISIEN en partenariat avec LEFEBVRE-DALLOZ COMPETENCE aux avocats du barreau, mais pas que ! C’est que le barreau du Val-de-Marne est accueillant et que tous les avocats y sont les bienvenus.
Au programme : droit de la copropriété, droit de la famille, droit de l’enfant, réparation du préjudice corporel…, mais aussi droit routier, ventes immobilières, modes amiables…, et encore secret professionnel et confidentialité, responsabilité professionnelle, structures d’exercice…
De quoi cultiver nos compétences et, qui sait, en acquérir de nouvelles.
Le programme définitif et le bulletin d’inscription seront prochainement mis en ligne mais en attendant : à vos agendas !
Que la prostitution des mineurs soit un véritable fléau, nul ne saurait en disconvenir. Le phénomène n’est certes pas nouveau et le législateur s’en était emparé voilà déjà plus de vingt ans, la loi du 4 mars 2002 relative à l’autorité parentale consentant à indiquer que « la prostitutiondes mineurs est interdite sur tout le territoire. », ajoutant que « tout mineur qui se livre à la prostitution, même occasionnellement, est réputéen danger et relève de la protection du juge des enfants au titre de la procédure d’assistance éducative. » .
Mais il connait aujourd’hui une ampleur sidérante, à preuve le fait que l’on dénombre aujourd’hui sur le territoire entre 10 000 et 12 000 mineurs victimes, ces chiffres étant sans doute malheureusement inférieurs à la réalité.
En 2021 nos gouvernants ont lancé un premier plan interministériel de lutte contre la prostitution des mineurs mais la situation demeure toujours plus préoccupante ; c’est qu’il faut désormais compter avec l’intrusion des réseaux criminels qui trouvent là une nouvelle source de revenus.
Mieux comprendre le phénomène prostitutionnel de ces jeunes, les sensibiliser et tendre à améliorer leur prise en charge mais aussi songer à adapter les mesures d’application de la loi aux nouvelles réalités de cette prostitution, c’est à quoi le 14 mai dernier Madame Catherine MATHIEU, Présidente du tribunal judiciaire de CRETEIL, avec l’aide de Monsieur Laurent GAMET, Doyen de la faculté de Droit et Directeur du Laboratoire de Droit Privé, a invité chercheurs, magistrats, forces de l’ordre, professionnels de la protection de l’enfance, associations et avocats.
Son invitation a été entendue et l’amphi A2 de la faculté a été un lieu d’échanges rares, intenses et riches, traduisant s’il en était besoin la force de l’engagement de tous ces professionnels de la protection de l’enfance.
Merci, Madame le Président, pour cette initiative inspirante pour tous. Gageons qu’ils se souviendront qu’ainsi que vous l’avez dit (ou presque…) : « Parce que l’enjeu estcollectif, la réponse doit être plurielle.
(*) Madame Catherine MATHIEU, Présidente du tribunal judiciaire de CRETEIL.
Voilà quatre-vingts ans, quatre-vingts ans déjà que prenait fin un conflit inédit, d’abord par son ampleur, ensuite par son bilan meurtrier, enfin et peut-être surtout par le degré d’inhumanité qu’il avait engendré.
Quatre-vingts ans que la paix revenait et que naissait avec elle une folle espérance, hélas bien mise à mal aujourd’hui dans un monde à nouveau en proie au tumulte, à la fureur et à la haine.
Durant ce terrible conflit il en fût qui, bravant la peur, s’enhardirent et offrir au monde avec courage leurs mots pour appeler au plus noble des combats, le combat pour la liberté ! Ce furent les poètes, des « poètes clandestins » mais non des moindres : ARAGON, DESNOS, ELUARD, JACOB, CHAR, PREVERT, TAVERNIER, ou encore TARDIEU. Certains furent arrêtés et ne revinrent pas, d’autres furent plus chanceux…
Parce que leur voix s’est tue mais que son écho résonne encore à nos oreilles tant leur verbe est fort et chargé d’espoir en nos lendemains, en cette période anniversaire, notre Bâtonnier vous invite par le biais de cette nouvelle expo éphémère, à les mieux connaître et qui sait, peut-être vous prendra-t-il l’envie de les lire. Si par bonheur il devait en être ainsi, vous constateriez que leurs écrits vibrent encore ardemment et demeurent d’une brûlante actualité.
Ce 5 mai soit à la veille de l’examen par la commission mixte paritaire de la proposition de loi dite « ATTAL » qui veut, moins de quatre années après la promulgation de code de la justice pénale des mineurs, réformer encore la justice des mineurs, le barreau du Val-de-Marne, à l’instar des 163 barreaux de France, a exprimé sa colère.
Réunis sur les marche du palais de justice, ses membres, Bâtonnier en tête, ont dénoncé les atteintes aux droits de l’enfant qu’elle contient, en violation de notre constitution et de la convention internationale des droits de l’enfant.
La mise en place d’une procédure de comparution immédiate et la suppression de l’excuse de minorité envisagées, mesures démagogiques s’il en est, sont résolument contraires au principe essentiel qui veut qu’en la matière l’éducatif l’emporte sur le répressif. Elles ne sauraient être tolérées !
Dans un monde résolument concurrentiel, face à tout ce qui risque fort d’anéantir « l’art juridique » (justice en ligne, plateformes multiples, legal techs, algorithmes, justice prédictive et plus récemment IA), il importe aux avocats d’être des acteurs incontournables du Droit.
Dynamiser votre exercice professionnel, valoriser l’image de vos cabinets en faisant admettre au public la plus-value que constitue la reconnaissance de votre compétence spécifique dans le domaine de spécialisation revendiqué, voilà ce que vous apportera l’obtention d’une mention de spécialisation.
Vous répugnez encore à « passer l’entretien de spécialisation » ? Allons donc, vous êtes des avocats aguerris et votre pratique professionnelle parle pour vous. Qu’est-ce qu’un entretien de quarante minutes avec un jury composé de deux confrères, d’un universitaire et d’un magistrat durant lequel, par une mise en situation professionnelle, vous allez avoir à démontrer que vos compétences en la matière sont bel et bien acquises ? N’est-ce pas ce à quoi vous êtes confrontés tous les jours ?
Vous hésitez encore et souhaitez en savoir davantage ? La lecture des fiches spécifiques à chaque domaine de spécialisation que vous trouverez en annexe devrait achever de vous convaincre que, comme le disait le vieux Sénèque : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nousn’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ». Alors, osez !
Pour célébrer le 4 octobre prochain « LA NUIT DU DROIT » le barreau réitère : il offrira au public son « salon du livre », l’occasion pour tous de rencontrer écrivains, essayistes, magistrats et avocats, tous amoureux du Droit, qui présenteront leurs ouvrages, en débattront librement et naturellement sacrifieront au rituel de la dédicace.
Leurs noms ? Allons, point d’impatience ; ils vous serons révélés prochainement. Pour l’heure, sachez seulement qu’ils sont tous illustres et que tous ont contribué, chacun pour sa part, à faire vivre le Droit dans tous ses états.
Le 13 mars dernier, l’Assemblée Nationale a adopté, via une procédure accélérée, une proposition de loi visant à « restaurer l’autorité de laJustice à l’égard des mineurs et de leurs parents ». Au centre de ce projet qui doit encore être soumis à l’examen de la commission des lois puis à celui du Sénat : « la disparition de l’excuse de minorité », principe pourtant fondamental en matière de justice pénale de mineurs.
Ainsi donc, alors que le code de la justice pénale des mineurs, profondément novateur en la matière, a à peine quatre année d’existence et que son application trouve enfin sa mesure, on s’avise de légiférer à nouveau et de façon particulièrement coercitive, faisant résolument fi de l’intérêt de l’enfant dont la convention internationale des droits de l’enfant nous rappelle qu’il doit être une considération primordiale.
Mesdames et Messieurs les élus, pensez-vous sérieusement qu’il faille consacrer à chaque fait divers sa loi ? Quand cesserez-vous de légiférer dans l’émotion ? Notre pays attend mieux de vous qui êtes ses représentants, et le barreau du Val-de-Marne avec lui. C’est ce qu’il vous dit haut et clair dans la motion que son conseil de l’Ordre a adopté à l’unanimité en sa séance du 27 mars dernier.
Ils n’étaient plus que dix, ce 25 mars dans la salle Serge LEQUIN ; dix résolus à prendre tous les risques pour tenter de remporter le titre envié par beaucoup de leurs jeunes confrères, celui de « Secrétaire de la Conférence ».
On ne devient pas courageux, on l’est! Et tous l’ont été magnifiquement. Car il en fallait du courage pour affronter un jury présidé par le bâtonnier Yolaine BANCAREL, composé de nos confrères Jean-William VEZINET, Julien RIETZMANN et Anagi KODITUWAKKU, tous trois anciens Secrétaires, et qu’honoraient de leur présence les chefs de la juridiction, Madame la Présidente Catherine MATHIEU et Madame le Procureur Catherine LARMIGNAT, et le conduire à répondre à cette question quasi « existentielle » : « Choisir, est-ce renoncer ? »…
Le public était au rendez-vous, curieux, attentif et charmé. Et les absents auront eu bien tort : ils n’auront rien su du talent déployé par nos valeureux bretteurs : l’élégance retenue de certains, l’humour désinvolte des uns, la gravité militante des autres…
Florian, Téné, Clément, Maêva, Louise, Eva, Virgile ,Chloé, Annabelle et Léonard, merci de nous avoir ainsi régalés! Vous nous avez rendus bien fiers alors, soyez-le vous aussi !
Bien sûr, il fallut choisir (mais sans renoncer, la fête était trop belle…) et les lauriers revinrent à Virgile LEBLANC et à Clément DESPUJOL. Les voilà donc respectivement Premier et Second Secrétaires de la Conférence. A eux la mission redoutable d’accompagner notre Bâtonnier lors de la Rentrée solennelle du barreau et de se livrer à la joute oratoire qui est la marque de CRETEIL.
Allons, beaux Secrétaires, avec vous la relève est assurée et … la Rentrée sera belle !
Connaissance prise de la décision rendue le 21 mars dernier par les juridictions turques à l’encontre de l’un des plus grands barreau du monde, la conférence des « cent » qui réunit les plus grands barreaux de France : condamne avec la plus grande fermeté la destitution du Bâtonnier Ibrahim KABOGLU et des membres du conseil de l’Ordre pour avoir exercé leur droit fondamental à l’indépendance et à la liberté d’expression dans l’exercice de leur mandat. (…) Appelle solennellement la communauté internationale à poursuivre sa mobilisation pour condamner ces atteintes inacceptables à l’indépendance et à la liberté d’expression de l’avocat.
Pour beaucoup le droit des affaires serait l’apanage des grands cabinets parisiens. C’est méconnaître ce qu’est le droit des affaires et occulter qu’il a pour objet de régir les activités économiques et commerciales des entreprises (toutes les entreprises), vise à équilibrer et à stabiliser les échanges et contribue au développement économique d’un territoire. Lorsqu’on sait que le tissu économique du Val-de-Marne est constitué d’un nombre considérable de PME et de PMI, on ne peut que s’étonner du peu d’engouement de ses avocats pour la matière.
Nos confrères Shérazade TRABELSI-CHOULI et Jérôme GOUTILLE eux ne s’y sont pas trompés ; ils ont résolument opté pour le droit des affaires et s’en trouvent bien. La commission communication du barreau vous propose d’aller à leur rencontre pour mieux comprendre ce qu’est le droit des affaires, partager avec eux l’intérêt qu’ils trouvent à la matière et, qui sait, vous convaincre de devenir vous aussi des « affairistes ».
Retrouvez-les à la page « MAÎTRE, VOUS AVEZ LA PAROLE » rubrique « PAROLES D’AVOCATS » : cliquez-ici
Ils étaient quelques-uns à se rendre le mardi soir, dans les locaux de l’Ordre, salle Serge LEQUIN, certains plus assidus que d’autres mais tous heureux de se retrouver autour de leurs aînés pour tenter de s’approprier ce qui fait l’éloquence : la force du verbe bien sûr mais aussi l’élégance du geste, l’expression du silence et la pertinence du regard.
Rien de simple et pourtant, par une sorte de magie, ce 11 mars ils étaient vingt ; vingt à s’exprimer devant un jury terrible puisque composé d’anciens secrétaires de la Conférence et que présidait le Bâtonnier Yolaine BANCAREL sur un sujet non moins terrible tiré de l’imagination débridée de l’un de leurs pairs : « Faut-il le secret taire ? ».
Ils ont eu peur souvent, ils ont buté parfois mais leur courage, leur imagination, leur culture, leur goût du beau langage, leur impertinence aussi ont régalé l’assistance ! Ces vingt là augurent d’un bel avenir pour chacun d’eux bien sûr mais également pour le barreau.
Il fallut bien choisir et le jury en peine résolut de retenir dix d’entre eux au lieu de six comme le prévoit le règlement de la Conférence pour participer au second tour du concours qui se déroulera le 25 mars prochain à 16 heures salle Serge LEQUIN, devant un jury qui associera au Bâtonnier les chefs de la juridiction. Leur nom : Chloé MATEOS, Louise JEANNELLE, Florian BERTAUX, Maeva ISRAEL, Clément DESPUJOL, Anabelle VALVERDE, Téné COULIBALY, Virgile LEBLANC, Eva KUCHARZ et Léonard WOLINSKI.
A eux donc des lauriers qui en annoncent d’autres mais à tous notre gratitude pour le plaisir et l’espoir de beaux lendemains dont ils nous ont gratifiés, et rendez-vous au 25 mars !
Officialisée en 1977 par les Nations Unies, la journée du 8 mars est une journée d’action, de sensibilisation et de mobilisation dédiée à la lutte pour les droits des femmes, l’égalité et la justice. Traditionnellement elle salue les victoires et les acquis des femmes et des filles du monde entier (et il y en a…), dresse l’inventaire de leurs revendications (il en reste…) et alerte sur les nécessaires avancées que commande encore la situation de beaucoup d’entre elles, d’ici ou d’ailleurs.
C’est qu’il en est qui, en ces temps et en ce monde, subissent une véritable persécution dans un cadre institutionnalisé d’apartheid sexiste. Ce sont les femmes et les filles afghanes qui depuis l’arrivée au pouvoir des talibans à l’été 2021 sont confrontées à des interdictions drastiques qui vont jusqu’à dénier leur existence même.
Aujourd’hui ce sont 13,8 millions de femmes et de filles qui se retrouvent privées d’enseignement, dénuées de la parole, confinées à leur domicile avec des moyens de subsistance évidemment limités et des services essentiels inaccessibles et qui sont d’autant plus exposées aux violences que les autorités ont dissous les tribunaux spécialisés pour les femmes et relevé toutes les femmes juges de leur fonction.
Pour les experts des droits humains « le déni systématique de leurs droits et libertés équivaut à une persécution fondée sur le sexe, autrement dit un apartheid de genre qui est un crime contre l’humanité ». Qui pourrait leur donner tort ?...
Et pourtant elles résistent, elles veulent recouvrer leur liberté , elles restent dignes et … debout ! C’est à elles et à leur combat que le barreau du Val-de-Marne a souhaité consacrer sa quatrième exposition éphémère. C’est sans doute peu de chose mais ne rien dire d’elles en ce 8 mars eut été une faute.
A droite comme à gauche, la classe politique rend hommage à Jean-Louis DEBRE, décédé dans la nuit du 3 au 4 mars à l’âge de 80 ans.
De quoi se mêle donc le barreau du Val-de-Marne qui entend lui aussi lui rendre hommage ? Et bien mais de ce qui le regarde ! Ses avocats sont épris de Droit. Ils aiment la rigueur et l’intégrité. Ils s’efforcent d’être lucides et de toujours conserver un esprit d’ouverture.
Ils ont chevillé au corps la défense des libertés… et celui qui n’est plus incarnait tout cela.
Sait-on que, capacitaire en droit (il n’avait pas le bac et s’en flattait), il avait intégré l’ENM et était devenu magistrat d’abord au parquet d’EVRY puis au siège en qualité de juge d’instruction ? Très tôt la politique s’est emparée de lui (il avait de qui tenir…) et on l’a vu devenir conseiller municipal puis député puis maire encore et à nouveau député, bientôt ministre de l’intérieur. Ce fut ensuite la Présidence de l’Assemblée Nationale. On se plaisait alors à dire de lui qu’il était « le plus rigoureux dans le respect des droits de l’opposition ». Vint enfin la Présidence du Conseil Constitutionnel où il resta neuf années et s’y montra un ardent défenseur de nos institutions. C’est qu’il croyait à la force du Droit !
Rien de sévère ou de guindé dans tout cela. Un humour corrosif, une passion pour la littérature (il a beaucoup écrit et ses carnets sont précieux) et… le théâtre ! Car c’est au théâtre qu’il nous offrit ses derniers feux dans une pièce intitulée « Ces femmes qui ont réveillé la France ».
Alors oui, pour tout cela le barreau rend hommage à Monsieur Jean-Louis DEBRE. Respect, Monsieur le Président.
Après trois années passées à la tête du parquet de CRETEIL, il nous quitte, nommé qu’il a été lors du Conseil des ministres du 19 février dernier à la direction de l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN). Deuxième magistrat à occuper le poste après Madame Agnès THIBAULT-LECUIVRE, sa nomination confirme les efforts entrepris pour que cette institution, souvent critiquée pour son manque d’indépendance, regagne la confiance de nos concitoyens.
Il nous quitte donc et si l’on peut dire beaucoup de Stéphane HARDOUIN (il aura en effet connu à CRETEIL quelques tumultes et l’on se souvient de la fronde du barreau lorsqu’il a été question d’inclure dans la permanence pénale les CRPC (*) avec déférement), nul ne saurait nier la compétence, l’engagement, la détermination et la clairvoyance de ce Chef de juridiction, autant de qualités qu’il a donné à voir durant ces trois années. Son parcours parlait d’ailleurs pour lui qui se définit lui-même comme « un magistrat de mission, ayant alterné des expériences variées sur le terrain et dans les ministères ».
il nous quitte et c’est à CRETEIL une perte pour tous les acteurs de justice. « Je crois en l’action et à la réforme au service de l’institution judiciaire. Lucide mais optimiste. » disait-il encore il y a peu. Gageons qu’il saura à la tête de l’IGPN conserver lucidité et optimisme pour le bien de tous. Monsieur le Procureur, le barreau vous salue et vous souhaite le meilleur dans ces nouvelles fonctions.
(*) CRPC : Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité.
Bien qu’elle ne s’impose pas aux juridictions administratives, le tribunal administratif de MELUN avait opportunément résolu de convier le 10 février dernier, dans la pompe et sous les ors de l’ancien couvent des carmes magnifiquement restauré qu’il occupe depuis le 1er septembre 1998, les personnalités du monde civil, économique et judiciaire de son ressort à une audience solennelle de rentrée. C’est que l’occasion était belle de célébrer le 25ème anniversaire de l’instauration des « référésadministratifs » dont le succès ne se dément pas puisqu’ils représentent aujourd’hui près d’un tiers des affaires jugées. Succès donc mais qui doit conduire à la prudence car « il convient de veiller à ce que cesprocédures d’urgence n’empiètent pas sur le reste de l’activité » a dit la Présidente, Madame Corinne LEDAMOISEL, ajoutant toutefois qu’elle ne doutait pas que « par le dialogue permanent, juridictions, avocats et administrations, nombre d’affaires pourra être orienté versla médiation administrative ».
Mais à ce tableau somme toute heureux se sont invitées l’émotion et la gravité. En effet, comment être indifférent au fait qu’après qu’ait été annulée l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) décernée à l’influenceur algérien dénommé DOUALEMN, des magistrats et des greffiers aient été outragés, stigmatisés en raison de leur nom ou prénom à consonance étrangère et menacés cependant que des photos de la Présidente Corinne LEDAMOISEL et du Président de la chambre des référés Michel AYMARD aient été largement diffusées sur les réseaux sociaux accompagnées de messages appelant « à la pendre haut et court » et « à le décapiter » ?
Force a donc été à Madame LEDAMOISEL de rappeler solennellement que le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile récemment modifié « interdit de décerner l’OQTF à un étranger disposant (comme en l’espèce) d’un titre de séjour de dix ans » et que son tribunal n’avait donc fait qu’appliquer la loi tout comme il l’avait fait « en demandant à l’autorité préfectorale de réexaminer la situation del’intéressé dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant le temps de ce réexamen ».
Qu’il nous soit permis de saluer ici la délicatesse de ce grand magistrat pour n’avoir rien dit du fait que notre Ministre de l’Intérieur, plus que courroucé par cette décision, lors des débats à l’assemblée nationale de janvier 2024, avait avec le groupe qu’il présidait alors voté les textes qu’on vient d’évoquer…
Les temps présents sont décidément bien rudes pour notre Etat de Droit et la résistance s’impose à tous, que nous soyons ou non acteurs de justice. Le barreau du VAL-DE-MARNE, à l’instar du barreau frère qu’est celui de MELUN, exprime sans détour son soutien aux magistrats du tribunal administratif de MELUN. Il en appel au respect de l’office des juges, garants des droits de chacun.
Ukraine, Gaza, Iran, Russie, Chine, Etats-Unis et tant d’autres…, sectarisme, radicalisme, racisme, antisémitisme…, injures, invectives, colères irraisonnées…, la liste est longue de ce qui contribue aux malheurs de notre monde. Mais même si elle peine, il arrive parfois que la parole d’un « juste » parvienne à se faire entendre dans le tumulte des choses (*) et qu’elle raisonne pour longtemps.
Un an, un an déjà que Robert BADINTER nous a quittés et que son absence se fait cruellement sentir mais il demeure pour tous un phare et il nous laisse un héritage qu’il nous faut entretenir. C’est que s’il était certes un homme de talent et de conviction, il était surtout un homme de Justice et de raison, un sage à qui notre société et notre Droit doivent beaucoup.
Il n’est pas habituel pour la commission « Communication » de donner des conseils de lecture ; elle croit cependant devoir le faire aujourd’hui à l’occasion de la parution le 6 février dernier aux éditions LexisNexis d’un livre-chorale : « Robert BADINTER, l’œuvre du juste ». Le lecteur y trouvera retracés sa vie professionnelle, ses actions et ses combats qui tous ont imprégné durablement le siècle et sont pour chacun d’entre nous une source d’inspiration.
Puisse sa parole ainsi rapportée nous aider à calmer le tumulte du monde. Alors à tous, bonne lecture !
Ils ne sont pas si nombreux, les avocats du barreau du Val-de-Marne qui pratiquent les saisies immobilières, la matière semblant pour beaucoup une sorte de repoussoir. C’est qu’elle est complexe et suppose une grande technicité. Et pourtant, se souvient-on qu’elle reste l’une des dernières à être soumises à la territorialité de la postulation et que devant la chambre des saisies immobilières de notre tribunal, seul un avocat inscrit au barreau du Val-de-Marne peut vendre à la barre ou porter les enchères ? Voilà qui devrait susciter l’intérêt… La commission communication a souhaité mettre en lumière deux de ceux qui ont opté pour les « saisies immo » et s’y sentent bien : nos confrères Harry ORHON et Marjolaine LOUIS, deux avocats de générations différentes illustrant le nécessaire passage de témoin dans ce domaine si singulier. Ils nous disent ici les raisons de leur choix, les difficultés de leur exercice et les joies qu’ils en tirent. La commission les remercie chaleureusement pour leur disponibilité et leur franchise. Retrouvez-les sur la page « MAÎTRE, VOUS AVEZ LA PAROLE », rubrique « PAROLES D’AVOCAT »
Contrairement aux Chefs des juridictions du département, le barreau lui n’a pas l’opportunité d’ouvrir solennellement la nouvelle année judiciaire. Aussi son Bâtonnier, Madame Yolaine BANCAREL, a-t-il résolu de les convier, le 30 janvier dernier dans les locaux de l’Ordre, salle Serge LEQUIN, pour leur permettre de rencontrer les membres de son Conseil et ceux des commissions dédiées et ainsi de les mieux connaître, de mieux appréhender leurs missions et qui sait, d’échanger avec eux.
Initiative opportune pour « vaincre la défiance et nourrir la confiance » tant il est vrai que les contingences des uns et des autres génèrent trop souvent de vains antagonismes dont la Justice et partant nos concitoyens pâtissent indubitablement.
Initiative heureuse puisque qu’in fine magistrats et avocats se sont accordés pour considérer que des rencontres, dépourvues de formalisme, pourraient être mises en place, au prétexte notamment d’ateliers de formation ou de conférences, car quel meilleur moyen pour vaincre les a priori des uns et des autres et affermir l’idée d’appartenance à une communauté de juristes unis par un même idéal de Justice qu’une formation commune ?
La convivialité étant la marque du barreau, c’est autour d’une galette que s’est achevée cette rencontre, avocats et magistrats partageant un moment d’échange gourmand… Et si la défiance était vouée à disparaître… ?
Depuis trop longtemps déjà l’opinion publique s’immisce avec virulence dans les procès, faisant fi du Droit qui réglemente les rapports économiques et sociaux et garantit les droits de nos concitoyens. Cette fièvre gagne et l’on se souvient qu’au printemps dernier, auditionné par la commission d’enquête sénatoriale sur l’impact du narcotrafic en France et les mesures à prendre pour y remédier, un magistrat n’avait pas hésité à fustiger les avocats, dénonçant « leur remise en cause permanente et dilatoire des actes accomplis par une défense non constructive (…) et l’usage de stratagèmes pour obtenir au final des remises en liberté de délinquants ».
Le pire n’est jamais sûr et voilà qu’aujourd’hui c’est un membre du pouvoir exécutif, et non des moindres puisqu’il s’agit du Garde des sceaux Gérard DARMANIN, qui s’avise de mettre en accusation les avocats « qui embolisent le processus judiciaire (…) et ne travaille pas à l’innocenceleurs clients ». Son collègue de l’Intérieur n’est pas en reste qui vient de déclarer sur les antennes de France 2 que « la dissimulation decertaines techniques d’enquête était justifiée par le caractère mal intentionné de certains avocats qui défendent les mafieux ».
Et que dire de la parution le 30 janvier d’une enquête, ou prétendue telle, réalisée par la magazine « FRONTIERES » dans laquelle des avocats certes mais aussi des magistrats et des justiciables sont nominativement dénoncés comme étant « les coupables de l’invasion migratoire » ?
Des nuages noirs s’avancent au ciel de notre pays et le temps est à l’orage. Non Messieurs, les avocats ne sont pas les complices des mafieux ! Non, ils ne contribuent pas à leur prospérité ! Non, ils ne sont en rien coupables de la présence sur le territoire de tant de migrants politiques ou économiques ! Ils se contentent, et c’est leur honneur, d’exercer pleinement leur ministère en s’assurant de la régularité des procédures dans lesquelles ils interviennent et du respect des libertés et droits fondamentaux que notre Etat de Droit doit garantir à tous !
C’est ce que le conseil de l’Ordre du barreau a exprimé haut et fort dans les deux motions qu’il a adoptées à l’unanimité en ses séances les 30 et 31 janvier et qui doivent être entendues tant le danger est là .
Effervescence en ce 27 janvier dans la salle des assises du palais de justice de CRETEIL que les Chefs de la juridiction avaient aimablement mise à La disposition du tribunal de commerce et des conseils de prud’hommes de CRETEIL et de VILLENEUVE-SAINT-GEORGES à l’occasion de leur audience solennelle de rentrée, en présence de Madame Yolaine BANCAREL, Bâtonnier de l’Ordre, et des personnalités du monde civil et économique du département.
Après avoir comme il est d’usage, évoqué l’activité de l’année passée qui a connu une augmentation de près de 46 % alors que le tribunal est encore en léger sous-effectif, Monsieur le Président Philippe JOMBARD a exprimé ses regrets de ne pas avoir obtenu que sa juridiction devienne un tribunal des affaires économiques (TAE), à l’instar des douze tribunaux de commerce dits « pilotes ». Mais faut-il vraiment le déplorer lorsque l’on sait que la justice devant le TAE sera indubitablement plus coûteuse pour les entreprises… !
Des regrets aussi pour le Président JOMBART, grand défenseur de l’amiable, de constater le peu de succès de ce mode de règlement des litiges. Tel n’est heureusement pas le cas du dispositif APESA mis en œuvre au début de l’année 2024. Il a pour objet d’apporter un soutien psychologique aux chefs d’entreprises en difficultés et a trouvé son public en cette période terrible qui voit se multiplier les défaillances d’entreprises (plus de 59 % sur les douze derniers mois).
Le Président JOMBART reste toutefois déterminé : il sait le dévouement de tous ceux qui oeuvrent au soutien des juges consulaires qu’il a salués et s’est réjoui de pouvoir accueillir dix nouveaux juges élus qui vont opérer un rajeunissement et une féminisation notables de sa juridiction.
Monsieur Hiraç FERMAN, Président du conseil des prud’hommes de VILLENEUVE-SAINT-GEORGES, succédant à Madame Françoise MATAILLET, présente à l’audience, et Monsieur Carmelo VISCONTI, Président de celui de CRETEIL, succédant à Monsieur Daniel DADU, lui aussi présent ne sont pas demeurés en reste. Tous deux ont évoqué une baisse sensible des affaires et ils ont eux aussi déploré le manque de personnel du greffe à qui ils ont rendu hommage.
En revanche, résolument engagés dans l’usage des modes amiables, ils nous ont dit leur satisfaction de voir les justiciables y recourir de plus en plus, conscients de l’importance des délais de traitement des affaires.
On le voit, un bilan mitigé pour nos trois juridictions mais la détermination et l’espérance demeurent vives et c’est heureux tant elles sont essentielles pour les acteurs économiques de notre département !
Depuis 2009 le CNB et la Profession toute entière se mobilisent à l’occasion de la journée internationale des avocats en danger créée par l’AED. Cette journée a pour vocation d’attirer l’attention de la société civile et des pouvoirs public sur la situation des avocats dans un pays choisi chaque année par une coalition internationale afin de faire connaître les menaces auxquelles ils sont confrontés dans l’exercice de leur profession.
Après celle des avocats en Turquie, aux Philippines, au Honduras, en Chine, en Egypte, au Pakistan, en Iran ( la liste n’est malheureusement pas exhaustive), c’est la situation des avocats au Bélarus qu’il convient d’évoquer en cette journée du 24 janvier.
Absence de pluralisme, marginalisation des partis d’opposition dont les dirigeants sont emprisonnés ou exilés, répression des médias, ciblage des avocats défenseurs des droits humains et contrôle de la profession dont l’accès est restreint, arrestations administratives et pénales, harcèlement et discrédit public, emprisonnement… tel est le sort de nos confrères.
La mobilisation de tous les avocats s’impose au soutien des avocats du Bélarus et de tous les avocats menacés dans le monde. Le barreau du Val-de-Marne y prend toute sa part.
L’audience solennelle de rentrée d’un tribunal est toujours un évènement d’importance dans la vie judiciaire ; c’est certes l’occasion de dresser le bilan de l’année écoulée mais c’est aussi celle de présenter les objectifs de l’année qui s’ouvre.
Celle qui s’est tenue le 20 janvier dernier dans la salle des assises du palais de justice de CRETEIL n’a pas failli à la tradition mais elle a fait plus : elle a invité à une réflexion prospective les plus hautes personnalités du monde civil et judiciaire venues en nombre et les représentants du barreau, membres du conseil de l’Ordre, Bâtonnier et anciens bâtonniers, eux aussi largement présents.
Dire que notre Justice est à la croisée des chemins est peu dire ; quel sens a-t-elle encore aujourd’hui pour nos concitoyens ? Sa lenteur, pour compréhensible qu’elle soit, la prive-t-elle de son efficience ? Ces interrogations, les Chefs de notre juridiction les partagent mais ils sont déterminés.
Résolue à engager la juridiction dans la lutte contre les violences intra-familiales et dans celle contre la prostitution des mineurs, Madame la Présidente Catherine MATHIEU a opportunément rappelé « l’importance de la justice civile pour nos concitoyens », embolisée par la justice pénale qui exerce sur la juridiction une véritable pression, et précisé ses besoins. Elle a par ailleurs pertinemment relevé que « s’ils doivent être développés, les modes amiables nesauraient pallier les difficultés de la justice civile, sauf à en dévoyer le sens et l’intérêt ».
Monsieur le Procureur Stéphane HARDOUIN quant à lui a souhaité porter le regard sur la lutte contre la criminalité organisée dans son lien avec le narcotrafic et revenir sur le sujet des « mules de l’aéroport d’ORLY ». « Notre logique répressive, douanière ou pénale, reste encore trop indexée sur la quantité (de cocaïne appréhendée) » a-t-il dit. « Il nous faut opérer un changement de paradigme et avoir pour objectif premier de perturber le nœud logistique que constitue un aéroport ». Et de conclure : « C’est un enjeu majeur qui doit figurer parmi lespriorités d’une action nationale renforcée ».
Il fallait des mots pour le dire et tous deux nous les ont fait entendre. Qu’ils en soient respectueusement mais chaleureusement remerciés et… que commence l’année judiciaire 2025 !
Elle n’aura pas désempli, la salle des assises du Palais de justice de CRETEIL ce 20 janvier 2025.
C’est qu’après avoir accueilli les plus hautes personnalités du monde civil et judiciaire venues en nombre pour assister à l’audience solennelle de rentrée du tribunal et entendre les chefs de la juridiction résolument engagés à défendre la Justice et ses vertus mais conscients que si la volonté est une chose, les moyens en sont une autre et qu’il est grand temps de doter cette belle juridiction des moyens humains et financiers qui lui manquent cruellement, il lui revenait de recevoir quatre jeunes bretteurs, tous quatre étudiants de la faculté de Droit de CRETEIL, en quête du prix « VERGES » qui revient au plaideur le plus éloquent, qu’il est à requérir ou qu’il ait à défendre…
L’objet du débat ? La prévention à l’encontre de deux écologistes militants de s’être, en mer méditerranée dans les eaux internationales, rendus complices par instigations de destruction, de dégradation ou de détérioration d’un bien appartenant à autrui, en l’occurrence les filets de pêche d’un bateau sous pavillon français.
Pourquoi le taire, le sujet aura laissé perplexes plus d’un membre du jury que présidait Madame Catherine Mathieu et qui était pourtant composé de professionnels que l’on pourrait qualifier d’« avertis » : procureur, universitaires, bâtonnier et ancien bâtonnier… Mais pas les candidats qui tous, oui tous, ont su analyser l’espèce, déterminer le droit applicable, exploiter la jurisprudence et arrêter une position, le tout avec une pertinence magnifiée par un verbe choisi.
Que souhaiter de mieux sinon que dans quelques temps tous rejoignent la famille judiciaire qu’ils enrichiront indiscutablement ?
Il fallait bien un vainqueur et c’est à Medie BISUMBULE, magnifique avocate, que revint le prix mais on ne saurait taire le talent déployé par Jack HATELY, Camille HASSANZADEH-GRUBER et Sheryl BERTRAND qui nous ont enchantés.
On conclura ces quelques lignes par des remerciements appuyés à l’endroit de Sofiane OUZANE et de Ilan STRASBACH, co-Présidents de l’association d’étudiants « REVOLTE-TOI, UPEC », organisatrice du concours et dont on rappellera qu’elle a pour objet de « valoriser l’éloquence, promouvoir la culture juridique et défendre la langue française ». Y a-t-il plus belle mission ?
Cette année, c’est dans l’atrium du tribunal de commerce de PARIS, nouvellement dénommé tribunal des affaires économiques que la 1ère chambre de la Cour d’appel s’est réunie en audience foraine pour recueillir le serment des 1850 élèves-avocats de la promotion 2025-2026, en présence de leur marraine (et quelle marraine!) mais aussi des bâtonniers du ressort, émus et heureux du chaleureux accueil que leur a réservé Madame Vanessa BOUSSARDO, vice-Bâtonnière du barreau de PARIS et Présidente de l’EFB.
Ce serment trop souvent dénommé « petit » comme si un serment pouvait être « petit » et qu’on qualifiera plus volontiers de « premier » puisqu’« il marque les premiers pas des élèves-avocats dans notre si belle profession », comme l’a rappelé la Présidente : « Je jure de conserver le secret de tous les faits et actes dont j’aurais eu connaissance en cours de formation ou de stage ». Moment solennel, moment fort donc que celui-là et les élèves-avocats ne s’y sont pas trompés qui dans un ensemble parfait ont exprimé un retentissant « je le jure ».
On a déjà dit combien ces jeunes gens étaient chanceux d’avoir pour les accompagner durant les dix-huit mois à venir et pour la première fois une femme de lettres, Madame Yasmina REZA. Les propos qu’elle leur a tenus les en auront indiscutablement convaincus. « Avocats et écrivains ont des impératifs communs » leur a-t-elle dit : « Explorer le genre humain sans jamais le juger, se garder de l’avidité médiatique qui conduit à délivrer une parole sans cadre, ne pas vouloir plaire à tout prix et rester au plus près de ce que l’on est, se défier de l’air du temps qui n’est qu’un vent éphémère et pernicieux ». Et de conclure : « A l’instar de l’écrivain, l’avocat est un artiste : il réécrit la vie ». Puissent ces futurs avocats ne jamais oublier ces « impératifs » dans leur vie professionnelle mais aussi dans leur vie personnelle !
On ne saurait terminer ce propos sans saluer la disponibilité, la détermination et l’engagement des maîtres d’œuvre de l’évènement : Gilles ACCOMANDO et Clémentine KLEITZ qui à la direction de ce beau navire qu’est l’Ecole auront su une fois encore le porter haut.
Les 17 et 18 décembre derniers, l'EFB accueillait les 1850 élèves--avocats de la promotion 2025-2026, ces chanceux qui auront pour marraine une femme exceptionnelle : Madame Yasmina REZA, écrivaine et dramaturge dont on admire le talent autant que l'engagement (*).
1850 avons-nous dit; il fallait bien deux journées pour que leur soient livrées les clés de la formation professionnelle qui, durant dix huit mois, fera d'eux des avocats "outillés", prêts à bâtir leur avenir.
La formation et ses modalités leur ont été décrites et expliquées mais pas seulement...
Ils ont pu rencontrer les syndicats, les associations, les partenaires de l'Ecole et ... les barreaux du ressort, une fois encore conviés à se présenter à eux. Et ils étaient là en nombre puisqu'aux côtés de ceux du barreau de PARIS étaient présents les représentants des barreaux de MEAUX, MELUN, FONTAINEBLEAU, EVRY et bien entendu CRETEIL qui, pourquoi le taire, a remporté tous les suffrages ! Il nous faut ici remercier chaleureusement nos confrères Isabelle KISTNER, Jérôme GOUTILLE et le bâtonnier Elizabeth MENESGUEN qui n'ont ménagé ni leur temps ni leur énergie pour vanter les mérites de notre barreau.
Quant on vous dit que l'EFB est bien l'Ecole des barreaux du ressort...!
(*) Conseil de lecture: "Récits de certains faits", dernier ouvrage paru rassemblant souvenirs personnels et comptes-rendus de procès. "j'ai vu au tribunal ce que j'interroge depuis toujours: l'imperfection de la vie".
On aurait tant aimé évoquer ce samedi 14 décembre: la salle des pas perdus du Palais de justice de CRETEIL dans l’après-midi, emplie du rire des enfants qui, répondant à l’invitation de l’association du palais, de la juridiction et du barreau, étaient venus à la rencontre du Père Noël et de ses lutins ; et puis dans la soirée, sur la scène de l’espace WATTEAU de NOGENT-SUR-MARNE, les facéties jubilatoires des membres de l’UJA, auteurs de talent et magnifiques acteurs d’une revue mémorable qu’on attendait et qui nous a comblés…
Mais ce même samedi 14 décembre, un drame terrible est advenu qui commande que nous fassions silence : le cyclone CHILDO, avec ses vents de plus de deux cents kms/h, a littéralement balayé l’archipel de MAYOTTE, dont on rappellera qu’il est le département le plus pauvre de France, qu’il a proprement dévasté : plus de toit pour la population mahoraise, plus de routes praticables, plus de services publiques, plus d’eau ni de vivres…
Dans un communiqué du 15 décembre, les instances représentatives des avocats ont aussitôt exprimé leur soutien aux habitants de MAYOTTE. Le barreau du Val-de-Marne partage leur peine mais il en appelle à la solidarité. C’est un beau devoir qui oblige à se montrer généreux.
Aussi nous invite-t-il à faire un don à la Fondation de France « Solidarité pour Mayotte », en tapant « fondationdefrance.org ». Le beau devoir !
Au soir de ce 11 décembre, la communauté du Palais a connu un moment de grâce, une parenthèse enchantée.
Elle s'était réunie salle Serge LEQUIN pour rendre un hommage appuyé à Monsieur Sylvain BOTTINEAU, 1er vice-Président adjoint du tribunal depuis 2022 et qui quitte (bien trop tôt) la juridiction cristolienne pour présider le tribunal judiciaire de BEAUVAIS.
C'est qu'elle sait qu'elle perd un excellent magistrat, juste et rassembleur comme l'a souligné Madame la Présidente Catherine MATHIEU, un bel humain en somme. Ce sont évidemment ces qualités qui lui permis de vaincre les résistances de tous bords et de faire ainsi considérablement avancer le déploiement à CRETEIL de la procédure pénale numérisée...
Mais Sylvain BOTTINEAU n'est pas que cela. C'est un pianiste de grand talent, un amoureux de la musique dont il sait qu'elle est un vecteur de sociabilité qu'il offre en partage avec générosité.
Et c'est ce qu'il a fait ce 11 décembre : avec le concours du pianiste Luc ZAMANSKI et du violoniste Dominique D'ARCO, tous deux membres de l'association "TOUT EN MESURE" dont il est le fondateur, il a donné à un public, heureux d'être là pour lui, d'aller à la rencontre de DEBUSSY, BEETHOVEN et MOUSSORGSKI. Un moment de plein bonheur!
Merci Monsieur Sylvain BOTTINEAU, désormais Président d'une bien jolie juridiction. Celle de CRETEIL ne vous oubliera pas et tous ceux qui la composent vous souhaitent le meilleur."
Ils étaient cinquante-trois, ce 9 décembre dans l’amphi A2 de la faculté de droit de CRETEIL, avec à leurs côtés pour beaucoup leurs parents et nombre de leurs enseignants. Cinquante-trois fiévreux et impatients qu’avaient réunis Monsieur Laurent GAMET, Doyen de l’université, et Monsieur Romain BOFFA, Directeur de l’IEJ, qui avaient en outre invité à participer à l’évènement les chefs de notre juridiction, Madame la Présidente Catherine MATHIEU et Monsieur le Procureur Stéphane HARDOUIN, et notre Bâtonnier que substituait le bâtonnier Elizabeth MENESGUEN.
L’amphi était à la fête. C’est qu’il s’agissait de remettre à ces valeureux étudiants, enthousiastes et déterminés à bâtir leur avenir, le viatique qui allait leur permettre d’entrer dans une Ecole d’avocats et d’entamer le parcours initiatique qui devrait les mener à l’exercice de la Profession.
Tous ont été chaleureusement félicités par les hôtes de la soirée mais également par leurs camarades de promotion et cette solidarité faisait plaisir à voir. Elle s’exprima plus encore lorsqu’il s’agit de décerner à deux d’entre eux les prix attendus : celui de la juridiction qui fut remis à Monsieur Julien KARABAS par Madame la Présidente Catherine MATHIEU, et celui du barreau remis à Madame Justine PRUNIER par Madame le Bâtonnier Elizabeth MENESGUEN.
Qu’on se le dise, et sans minimiser le moins du monde le talent des autres, ces deux-là portent déjà en eux les qualités qu’on espère d’un avocat : l’intelligence, la connaissance du Droit, la rigueur, le verbe et… une belle humanité !
Il y eut certes aussi un brin de nostalgie derrière les rires. C’est que le rideau venait de tomber sur leur parcours universitaire, un parcours riche de rencontres et d’amitiés… Mais un autre s’est ouvert.
Gageons qu’il sera tout aussi riche et riant . Confrères et amis, prenez garde, la relève nous est annoncée !
Depuis quelques mois, la commission communication de l’Ordre vous invite à la rencontre de quelques-uns de celles et ceux dont le parcours illustre la richesse et les compétences du barreau. C’est ainsi qu’elle nous a donné à entendre deux de nos confrères spécialistes en droit du sport et deux de nos consoeurs spécialistes en droit public.
Aujourd’hui, c’est sur la défense pénale qu’elle souhaite que nous posions le regard. Et il est à cela une excellente raison : le département du Val-de-Marne, à l’instar des barreaux de la couronne, accueille une population caractérisée par sa densité, sa jeunesse, la précarité de beaucoup, à quoi viennent s’ajouter la présence de l’aéroport d’ORLY, porte d’entrée de produits stupéfiants en provenance des Antilles et de la Guyane et la multiplication, ici comme ailleurs des violences intra familiales, autant d’éléments qui constituent le creuset d’une délinquance multiple et de tous ordres. Gardes à vue, comparutions immédiates, CRPC et auditions constituent le quotidien de l’activité du tribunal et le barreau y prend toute sa part via le « Groupe de Défense Pénale » (GDP) qui réunit rien moins que 250 de nos confrères, mais pas que…
C’est à deux d’entre eux, et non des moindres, nos confrères Fatma HAJJAJI et Jean-William VEZINET, inscrits au barreau respectivement en 2002 et 2007 et tous deux anciens secrétaires de la Conférence du Jeune Barreau, que la commission a demandé de se livrer un peu. Pourquoi et comment ont-ils fait le choix de la défense pénale ? Quelle satisfaction en tirent-ils ou leur arrive-t-il de le regretter ? Se sentent-ils toujours capables de « les défendre tous » ? N’ont-ils pas souvent le sentiment de ne pas être entendus ?...
A ces questions et à d’autres, ils ont bien voulu répondre avec une évidente sincérité et un engagement qui les honorent. Qu’ils en soient chaleureusement remercier.
Elle le préside depuis le 1er janvier de cette année avec au cœur une préoccupation qu’on ne peut que louer : s’il a trouvé sa place au plan institutionnel à l’égard des pouvoirs publics, le Conseil National des barreaux est-il clairement identifié par les 76 000 avocats qu’ils représentent ? Comprend-t-il la réalité de leur exercice dont on sait qu’il est divers ? Répond-t-il à leurs attentes et à leurs besoins ?
Pour le savoir Julie COUTURIER a entrepris une démarche inédite et salutaire de rapprochement de l’institution des avocats et des avocats de l’institution en organisant une « tournée des barreaux », consciente que « le CNB ne peut pas se déconnecter de celles et de ceux qu’il représente et que c’est à lui d’aller à eux et d’expliquer ce qu’il fait » (sic).
La voilà donc qui depuis le mois de juin dernier va à la rencontre des barreaux, de tous les barreaux, petits et grands, en quête d’une sorte de « démocratie participative » qui fait du bien.
Le 28 novembre dernier, c’est à CRETEIL que ses pas l’ont conduite, avec à ses côtés les Présidents de quelques-unes des commissions du CNB parmi lesquels notre consoeur Laurence ROQUES dont l’engagement fait honneur à notre barreau. A l’ordre du jour de cette rencontre présidée par le Bâtonnier et qui réunissait les membres du conseil de l’Ordre, d’anciens bâtonniers et naturellement nombre de nos confrères, de multiples sujets, tous prégnants : gouvernance, formation (initiale et continue), intelligence artificielle et outils du numérique, et bien d’autres…
Au final, des échanges riches et fructueux, dans un esprit convivial et d’ouverture. Puisse ce tour de France destiné à « mieux connaître les avocatspour les servir mieux » annoncer la fin de ce qui est encore une sorte de désamour !
On l’attendait, elle nous revient. Le samedi 14 décembre prochain à 20 heures au théâtre de la scène WATTEAU à NOGENT-SUR-MARNE, l’Union des Jeunes Avocats du barreau nous régalera de sketches, de chants et de danses. Avec impertinence et humour mais toujours avec bienveillance, nos jeunes confrères brocarderont avec le talent qu’on leur connait une justice prétendument « réparée »…
La revue de l’UJA, c’est pour les participants une expérience artistique et humaine exceptionnelle et pour le public une occasion unique occasion de faire le plein de bonne humeur et ça… ça ne se rate pas !
Vous n’avez pas encore vos places ? C’est le moment et c’est ici…
Parce qu’ils savent que les moments d’échanges et de partage sont de ceux qui font le sel de la vie, ils ont bravé les intempéries, fait face au vent mauvais, ignoré la neige qui tombait en abondance et fait fi de la nuit noire pour venir en nombre ce jeudi 21 novembre dans les locaux de l’Ordre célébrer l’arrivée du beaujolais nouveau !
C’est que, voyez-vous, le beaujolais nouveau est plus qu’un vin ; c’est un prétexte à la fête, aux retrouvailles et à la convivialité entre gens de bonne volonté. Et celui-là n’a pas failli. Durant trois heures, répondant à l’invitation du Bâtonnier Yolaine BANCAREL, magistrats avec à leur tête la Présidente de la juridiction, greffiers, fonctionnaires et avocats dont quelques anciens bâtonniers se sont retrouvés pour sacrifier à la tradition dans une bien belle ambiance.
La musique étant au rendez-vous grâce à la talentueuse chanteuse Aude DUHAMEL et à son non moins talentueux guitariste, on se mit à fredonner, on dansa même !
Au total un moment de réel bonheur partagé que l’on doit à Madame le Bâtonnier mais aussi à notre consoeur Isabelle KITSNER, ancien membre du conseil de l’Ordre et désormais en charge de la communication du barreau, grande ordonnatrice de l’évènement. Qu’elles en soient toutes deux chaleureusement remerciées.
Comment s’accommoder de l’état du monde, un monde en proie à des désordres de toutes natures, où la violence règne en maître quand elle ne confine pas à la barbarie, où des peurs irraisonnées conduisent au rejet de l’autre ? Les avocats (et fort heureusement d’autres avec eux) nous rappellent sans relâche à ce qui devrait faire sa beauté : son humanité !
Et si pour quelques heures, quelques heures seulement, nous faisions une pause pour sacrifier au partage et à la convivialité ?
C’est en tout cas à quoi le barreau a résolu de convier la communauté du Palais. Lejeudi 21 novembre prochain à partir de 18 heures dans les locaux de l’Ordre, salle Serge LEQUIN, il accueillera magistrats, greffiers, fonctionnaires et avocats pour goûter (avec modération) au beaujolais nouveau qui, s’il ne ravit pas toujours les papilles, contribue à s’ouvrir aux autres, et cela dans une ambiance « blue note » que l’on devra au talent d’une amoureuse du jazz : Aude DUHAMEL accompagnée par son guitariste.
Et si pour quelques heures, quelques heures seulement, nous essayions d’être heureux, « ne serait-ce que pour donner l’exemple » ? (*).
(*) D’après Jacques PREVERT.
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Il y avait foule ce 4 novembre dans les locaux de l’EFB. C’est que sa Présidente, Vanessa BOUSSARDO, vice-Bâtonnière du barreau de PARIS, y avait convié les élèves-avocats de la promotion 2023 pour leur remettre, en présence de leur marraine, notre consoeur Dominique SIMMONOT, émue de retrouver ceux qu’elle se plait à appeler ses « enfants », le graal qu’ils espéraient : le Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat.
Elle avait fait mieux puisque pour leur permettre d’aborder plus sereinement leur entrée dans la Profession elle avait, avec l’aide des animateurs infatigables de l’Ecole, son Directeur Gilles ACCOMODO et sa co-Directrice Clémentine KLEITZ, invité les représentants des syndicats professionnels, des associations, des éditeurs, des ateliers de robes et bien sûr des barreaux du ressort, à charge pour eux de répondre aux interrogations de ces futurs confrères, d’apaiser leurs craintes et de calmer leur impatience…
Le barreau du Val-de-Marne était évidemment au rendez-vous, heureux d’y retrouver les barreaux frères, venus cette fois en nombre, à l’évidence enfin convaincus que cette Ecole est bel et bien la leur, et honoré de l’accueil chaleureux qui lui fut réservé.
Une journée toute en euphorie pour ces nouveaux venus, dans la joie du partage pour les invités et tout en fierté pour les organisateurs qu’il faut ici remercier… une bien belle journée !
Le barreau du Val-de-Marne est riche de compétences diverses malheureusement trop souvent ignorées du public. Aussi sa commission communication a-t-elle résolu de tenter d’y remédier. Elle vous a présenté il y a peu deux de ses membres, deux confrères talentueux et entreprenants ayant fait choix de consacrer leur activité au droit du sport.
Aujourd’hui c’est à la rencontre de deux jeunes éminentes publicistes qu’elle vous invite, nos consoeurs Julie GIORNO, titulaire d’une mention de spécialisation en droit public, et Emmanuelle DEBRENNE, membre du conseil de l’Ordre et docteur en droit public. Pourquoi ont-elles fait le choix d’un domaine du droit que l’on dit peu attractif ? Quel intérêt en tirent-elles ? Contentieux ou conseil, comment appréhendent-elles leur mission ?
Condamnée le 10 septembre dernier à la peine de huit mois de prison ferme sans réquisition, sans débat et sans que sa défense puisse s’exprimer, pour avoir fait usage de sa liberté d’expression, notre consoeur Sonia DAHMANI, incarcérée depuis le 12 mai 2024, devra comparaître à nouveau devant les juridictions tunisiennes le jeudi 10 octobre toujours pour délit d’opinion.
La Conférence des Bâtonniers de Métropole et d’Outre-mer invite les barreaux à exprimer ce 10 octobre leur solidarité avec notre consoeur et plus généralement avec tous nos confrères poursuivis dans le monde, victimes de l’obscurantisme. Le barreau du Val-de-Marne sera naturellement mobilisé et ses avocats porteront fièrement au bras ou au poignet un chiffon rouge, symbole des souffrances endurées par ces vigies des libertés.
Une fois encore il ne sera pas dit qu’à CRETEIL on ne sait pas célébrer le Droit dans tous ses états et aider à le faire mieux connaître de nos concitoyens, professionnels ou non.
En effet, pour cette 6ème édition de la « NUIT DU DROIT », ce sont deux moments forts qui ont été proposés aux amoureux du Droit :
d’abord au Palais, une conférence-débat sur « la pratique de l’amiable » à l’initiative du Conseil Départemental de l’Accès au Droit du Val-de-Marne (CDAD) en partenariat avec la juridiction et le barreau, magistralement représenté par Maître Laetitia WADIOU, membre du conseil de l’Ordre, membre de la commission MARD du barreau et médiatrice près la Cour d’appel de PARIS. Magistrats, notaires et avocats, certains étant aussi médiateurs (ils nous pardonneront de ne pouvoir tous les nommer ici), ont croisé leur regard et partagé leurs pratiques devant un public avide de mieux appréhender « l’amiable », encore mal compris alors qu’il est d’évidence la source d’une « Justice apaisée ».
ensuite dans les locaux de l’Ordre, salle Serge LEQUIN, à l’initiative du barreau, avec l’aimable participation de la juridiction et de l’université, l’ouverture à tous d’un « salon du livre » qu’on espère être le premier d’une longue série tant les échos qu’il a pu recueillir de la part de ses visiteurs ont comblé les organisateurs. C’est que le projet avait généré plus que de la perplexité… Mais par la grâce de la générosité des auteurs invités, Emmanuel PIERRAT, Béatrice BRUGERE, Alice FERNEY, Arié ALIMI, Franck PETIT, Pierre-Olivier CHAUMET ET Julia MINKOWSKI (on n’oubliera pas Marie DOSE, malheureusement empêchée par la covid), la détermination des membres de la commission communication, la compétence dela librairie « L’INSTANT LIRE », le dévouement du personnel de l’Ordre et la bienveillance de notre Bâtonnier Yolaine BANCAREL, ce salon du livre, chaleureux et convivial aux dires de beaucoup et honoré par la présence des chefs de la juridiction, aura été un succès !
« Une soirée agréable et très riche d’échanges entre partenaires et justiciables » selon Madame Catherine MATHIEU, Présidente du tribunal. On ne la démentira pas. Une sacrée soirée en vérité !
Une audience d’installation de magistrats est toujours un évènement important dans la vie d’une juridiction et de celles et ceux qui l’animent. Mais celle qui s’est tenue le 30 septembre dernier dans la salle des assises aura constitué un moment particulièrement fort dans la vie de notre tribunal. C’est qu’en présence des personnalités les plus éminentes du monde civil et judiciaire, sous le regard du Bâtonnier Yolaine BANCAREL, des anciens bâtonniers et des membres du conseil de l’Ordre qu’avaient aimablement invités les chefs de la juridiction, il a été procédé à l’installation de Madame Catherine MATHIEU à la présidence de la quatrième juridiction de France, la première femme à accéder à ce poste prestigieux.
« Une magistrate de grand talent », selon Monsieur le Procureur Stéphane HARDOUIN. Pas seulement : une femme dont la compétence, l’énergie et l’ouverture d’esprit ont conquis tous ceux qui l’ont approchée, que ce soit à la Chancellerie, à la direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse de CRETEIL, au tribunal judiciaire de BOBIGNY ou encore plus récemment à celui de MEAUX.
Heureuse de « l’exemple qu’elle peut être pour ouvrir à de jeunes et moins jeunes magistrates le champ des possibles et les inviter à oser accéder à de hautes responsabilités », ses projets pour la juridiction augure du meilleur : pousser à son terme l’implantation de la procédure pénale numérique, augmenter le nombre des magistrats (avec l’aide qu’elle à élégamment sollicitée de Monsieur le Premier Président de la Cour présent pour l’occasion), installer une nouvelle salle d’audience à l’image de la salle des assises, mais aussi s’atteler à la problématique de la prostitution des mineurs comme elle l’a fait à MEAUX en contribuant à la création d’un service de prise en charge de ces jeunes victimes dont le bilan après près de deux années se révèle pertinent.
Le barreau l’accueille donc avec joie, comme il accueille les dix-sept nouveaux magistrats installés à ses côtés ce 30 septembre, treize gagnant ou regagnant le siège (c’est que lorsqu’on a goûté à CRETEIL, il advient que conquis par « L’ESPRIT DE CRETEIL » on y revienne…), quatre affectés au parquet. Leur formation et leur parcours sont divers, leur âge aussi même si majoritairement ils sont jeunes, mais cette diversité constituera immanquablement une richesse.
Au total, une audience solennelle d’installation source d’espérance vive pout tous !
Parce qu’elle guide notre vie professionnelle autant que notre vie personnelle mais aussi parce qu’elle constitue le ciment de notre Profession et la rassemble, la déontologie doit demeurer au cœur de notre formation continue. Nos confrères Florian BERTAUX, membre du conseil de l’Ordre, et Julie CARRICAJO, représentante du jeune barreau, nous l’ont opportunément rappelé en décidant d’organiser le 20 septembre dernier, dans les locaux de l’Ordre, salle Serge LEQUIN, une journée de la Déontologie. Et quelle journée !
« La déontologie est notre colonne vertébrale » nous a rappelé Madame le Bâtonnier Yolaine BANCAREL dans son propos introductif. « Elle assure un soutien résistant mais souple ainsi qu’une réelle protection. Il ne faut pas la regarder comme un outil contraignant mais comme un guide deconduite qui nous permet de nous protéger des attaques dont nous sommes trop souvent les sujets » a-t-elle poursuivi. Et de conclure : « Elle a pour fondement notre serment ; plus qu’une obligation professionnelle, elle est une obligation personnelle par respect pour la robe que nousportons ».
De quoi animer, s’il en était besoin, le cœur des intervenants qui se sont succédés au fil de la journée, les anciens bâtonniers Elizabeth MENESGUEN, Christophe BORE, Pascale TAELMAN et Olivier TOURNILLON et notre confrère Laetitia WADIOU, membre du conseil de l’Ordre, heureux de partager leur expertise avec un auditoire attentif et chaleureux, des obligations financières de l’avocat au maniement de fonds, de l’honoraire et de son contentieux à la lutte contre le blanchiment, du conflit d’intérêt à la responsabilité professionnelle de l’avocat, des modes amiables à la communication, enfin du principe du contradictoire au règlement des incidents.
Au total, une journée riche de rencontres et d’échanges, à renouveler pour que vive la déontologie !
La Nuit du Droit qui célèbre l’anniversaire de la Constitution revient le jeudi 3 octobre (*) et comme l’an dernier, le barreau du Val-de-Marne sera de la fête.
Pénétré de ce que cette « Nuit du Droit » a pour objet de permettre à nos concitoyens de mieux appréhender le Droit dans toutes ses dimensions et de débattre sans barrière avec ses acteurs, il avait l’an dernier offert au public, dans les locaux de la faculté de droit de CRETEIL, de concert avec tous les acteurs de Droit du département, un moment à la fois pédagogique et ludique puisque composé d’abord d’un débat sur « l’homicide routier, réponse à un besoin de droit ou démagogie affichée » puis d’un procès imaginaire, celui de Jean-Jacques ROUSSEAU, écrivain, philosophe et…musicien à ses heures.
Cette année, toujours avec l’aimable participation de la faculté de droit et de la juridiction, c’est à un « salon du livre » qu’il nous convie. Il a, non sans audace, sollicité écrivains, essayistes, avocats, magistrats et universitaires dont la plume est précieuse aux amoureux du Droit et, parce la vie est parfois belle, ils seront huit le 3 octobre prochain de 18 heures à 21 heures dans les locaux de l’Ordre, salle Serge LEQUIN, qui présenteront leurs ouvrages au public, en débattront librement avec lui et sacrifieront immanquablement à une séance de dédicaces…
Des noms ? Les voici : Emmanuel PIERRAT, Béatrice BRUGERE, Alice FERNEY, Arié ALIMI, Marie DOSE, Franck PETIT, Pierre-Olivier CHAUMET et Julia MINKOWSKY.
On conviendra qu’il s’agit là d’un évènement à ne pas manquer. Nos auteurs vous attendent, ne les décevez pas…
(*) Le 3 et non le 4 , 66ème anniversaire de la Constitution, parce que le 4 est un vendredi et que selon Monsieur Laurent FABIUS, Président du Conseil Constitutionnel, « un tel calendrier aurait pu compliquerl’emploi du temps de beaucoup ».
Olympiques ou paralympiques, ils nous auront faits vibrer, ces Jeux de PARIS 2024, et nous aurons tous pour un moment (certes un moment seulement mais qu’importe) connu une jubilation salutaire, celle qui invite au partage, à la générosité, à l’effort aussi.
La commission « COMMUNICATION » y a vu l’occasion de mettre en lumière un professionnel du Droit dont on connaît encore mal le rôle alors qu’il est d’importance : « l’avocat en droit du sport » ou plutôt « l‘avocat mandataire sportif » (à ne pas confondre avec l’agent sportif…).
Il y a à peine treize ans qu’il a fait son entrée dans la monde du Droit. A l’heure où nous parlons, ils ne sont qu’un peu plus de sept cents à avoir déclaré cette activité auprès de leur Ordre. C’est encore bien peu mais le barreau du Val-de-Marne lui n’est jamais en reste ; il en compte déjà deux, deux confrères talentueux et entreprenants.
Pourquoi ont-ils fait ce choix ? Quel intérêt trouvent-ils à exercer dans ce nouveau domaine? Comment appréhendent-ils leur mission ? On la sait naturellement soumise à la déontologie de l’avocat mais il est aussi une réglementation complémentaire ; considèrent-ils qu’elle est un frein à leur activité ?
A ces questions et à d’autres, nos confrères ont répondu de bonne grâce, heureux de vous faire découvrir ce nouvel exercice. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés. Retrouvez-les à la page « MAÎTRE, VOUS AVEZ LA PAROLE », rubrique « PAROLES D’AVOCATS ». Ils vous attendent !.
Ce vieux lion, c’est Maître Henri LECLERC. Il nous a quittés le 31 août dernier à l’âge de 90 ans et c’est pour la Profession toute entière mais pas seulement une perte immense.
Citoyen militant, avocat engagé, animé d’une ardeur intacte malgré les années, Henri LECLERC était la quintessence même de l’avocat.
Le rideau vient de tomber sur près de soixante-dix années d’une Défense infatigable et exigeante. Qu’ajouter aux hommages qui se multiplient ? Rien. N’était peut-être qu’homme résolument libre et plaideur d’exception, il se méfiait comme de la peste de l’éloquence ronflante qui plait tant à certains et les éloigne de l’essentiel : l’humain !
« Défendre, disait-il, c’est réintégrer dans la communauté des hommes celui ou celle qui doit être jugévoire puni (…) C’est rechercher la fraternité et les mots sont là pour rendre à l’accusé son humanité ».
Et c’est précisément ce qu’il n’a cessé de faire : le docteur DIALLO, Jean CHOURAQUI, Florence RAY, Véronique COURJAUT et tant d’autres… tous par la grâce de sa parole sont redevenus nos frères humains.
Un homme de cœur, un maître absolu, voilà ce qu’était Henri LECLERC qui demeurera pour tous les avocats un phare. Si cher Henri LECLERC, vous vous en êtes allé mais vous ne nous quitterez pas…
Voilà peu, notre barreau s’émouvait d’être une fois encore privé d’un grand magistrat et il saluait avec une gratitude teintée de regret le départ du Président de la juridiction, Monsieur Eric BIENKO VEL BIENEK, nommé 1er Président de la Cour d’appel de NÎMES.
La gratitude demeure mais l’heure n’est plus aux lamentations. C’est qu’on sait aujourd’hui que lui succédera le 1er septembre prochain Madame Catherine MATHIEU qui présidait depuis un peu plus de trois ans aux destinées du tribunal judiciaire de MEAUX.
Rude tâche pour l’intéressée lorsqu’on sait que CRETEIL est deux fois supérieure en effectifs que MEAUX. Mais sa réputation la précède et nos confrères meldois, Bâtonnier en tête, sont unanimes pour louer sa compétence, son énergie et son talent pour entretenir des liens fluides et par conséquent fructueux avec les services du siège, le parquet, le greffe et… les avocats. Cela s’explique sans doute par l’expérience qu’elle a acquise des relations interprofessionnelles à la sous-direction des ressources humaines à la Chancellerie.
A ceux qui souhaiteraient la mieux connaître, on proposera la lecture du livre « PARLONS JUSTICE » réédité par la Documentation Française à l’été 2024 dans lequel, avec son homologue Monsieur Peimane GHALEH-MARZBAN, Président du tribunal judiciaire de BOBIGNY, elle répond aux 30 principales questions que se posent nos concitoyens sur notre Justice. Ils y trouveront l’expression d’une approche à la fois critique et constructive de notre Justice et de son fonctionnement. Voilà qui est de bon augure.
A CRETEIL la Présidence va désormais se conjuguer au féminin. Qui s’en plaindra ? Pas le barreau en tout cas qui accueille avec chaleur Madame la Présidente Catherine MATHIEU et lui souhaite tous les succès qu’elle espère dans ses nouvelles fonctions.
2024 : « annus horribilis » pour le barreau du Val-de-Marne.
Après Robert BADINTER, avocat de tous les barreaux, après Serge TACNET, compagnon de la première heure, voilà qu’il nous faut déplorer la perte d’une femme au parcours professionnel et ordinal d’exception : Madame le Bâtonnier Marie-Dominique BEDOU-CABAU.
Elle nous a quittés dans la nuit du 3 au 4 août à l’âge de 73 ans. Elle l’a fait sur la pointe des pieds, sans bruit, avec l’élégance qui était sa marque.
A ceux qui ont eu la chance de la bien connaître ou seulement de l’avoir l’approchée, on ne dira rien tant leur tristesse est infinie. Aux autres, plus jeunes, on apprendra qu’inscrite au barreau en 1970 elle fut durant 30 ans une avocate remarquée pour sa compétence, sa loyauté et son dévouement. On ajoutera que, membre du conseil de l’Ordre dès 1990, elle fut portée à la tête du barreau en 2002 et qu’avec une énergie sans faille et un sens aigu de l’intérêt de notre communauté, elle offrit au barreau le lustre qu’il espérait.
Membre du bureau de la Conférence des Bâtonniers de Métropole et d’Outre-mer puis membre du Conseil National de l’Aide Juridique, ses mérites lui valurent de recevoir le 26 octobre 2009 dans les locaux de notre Ordre des mains de Monsieur Jean-Louis NADAL, alors Procureur Général près la Cour de Cassation, les insignes de chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur.
Cette noble dame aura servi notre barreau et la Profession toute entière avec une rare générosité et sa mémoire demeurera à jamais chez chacun d’entre nous.
A son époux, à ses enfants et à ses proches, le barreau entend exprimer ici ses condoléances émues.
@Copyright photo : Les Annonces de la Seine, 19 novembre 2009, N°63
Rédigée voilà un peu plus de deux ans par la FNUJA à l’occasion de son congrès annuel , cette charte, qui rappelle que l’avocat est le gardien des libertés publiques et des droits humains et qu’à ce titre il doit être protégé, entend promouvoir les principes et les valeurs propres à permettre d’assurer à celui qui entre dans la Profession et qui se heurte le plus souvent à la précarité financière et à la solitude un plein exercice.
L’idée est de la porter à l’international en saisissant le Conseil de l’Europe qui depuis quelques années déjà oeuvre pour une charte européenne des droits de l’avocat, en vue d’en faire un outil juridique fort qui garantira les droits du jeune avocat.
Le barreau du Val-de-Marne ne pouvait l’ignorer. Aussi le 24 juillet dernier, aiguillonnée par Maître Jérôme GOUTILLE, membre du conseil de l’Ordre et ancien Président de l’UJA 94 dont on connait l’engagement, et en présence de son actuelle Présidente, Maître Eva BERGAMASCHI, notre Bâtonnier Yolaine BANCAREL a-t-elle signé la Charte Internationale des Droits du Jeune Avocat (CIDJA) sous le regard heureux du Président de la FNUJA, Maître Niels BERNARDINI.
Fidèle à son image, voilà donc notre barreau engagé à l’instar des barreaux de LILLE, STRASBOURG, MARSEILLE, AIX-EN-PROVENCE, SAINT-MALO, AVIGNON, GRASSE, VERSAILLES, MONTPELLIER, SAINT-DENIS DE LA REUNION, SAINT-PIERRE DE LA REUNION… Puisse-t-il contribuer à faire grossir la liste des signataires !
La légende raconte que pour arrêter les guerres qui déchiraient les cités grecques antiques, IPHITOS, roi d’Elide, consulta un oracle. Celui-ci lui conseilla d’organiser des jeux à la gloire de Zeus auxquels les citoyens de toutes les cités grecques pourraient participer. IPHITOS choisit le site d’OLYMPIE et l’effet espéré fut atteint. Hélas quelques siècles plus tard la Grèce devint romaine et aux olympiades les romains préférèrent… les jeux du cirque ! Adieu l’idéal de paix des jeux de la Grèce antique…
Il faudra attendre bien d’autres siècles pour qu’un baron français, épris d’antiquité, s’avise de leur redonner vie. Pour Pierre de COUBERTIN, il ne pouvait s’agir de simples championnats mondiaux mais de « la fête quadriennale de la jeunesse universelle, celle du printemps humain, celle desefforts passionnés et des ambitions multiples d’aller plus vite, plus haut, plus forts mais ensemble » !
Décliner les valeurs de l’olympisme au travers de quelques-unes des figures qui les ont incarnées hier et de quelques autres qui, à n’en pas douter, les incarneront demain, c’est à quoi notre Bâtonnier nous invite à l’occasion de l’ouverture à PARIS des jeux 2024 au travers de cette nouvelle exposition éphémère. Venez nombreux la découvrir.
A OLYMPIE une flamme brûlait pendant toute la durée des jeux. Elle marquait la trêve qui suspendait les combats. Puisse la flamme qui va brûler à PARIS marquer la trêve de tous ceux qui, proches ou lointains, affligent notre monde !
Treize ans déjà qu’ils existent; treize ans qu’au début de l’été, avec le concours de LEFEBVRE DALLOZ, le barreau du Val-de-Marne propose à ses avocats mais aussi à ceux des barreaux extérieurs une pleine semaine de formation. Il s’agit bien sûr de les aider à déférer à leur obligation de formation continue mais il s’agit surtout de leur permettre de cultiver leurs compétences, de s’ouvrir à d’autres domaines du droit et de valoriser leur cabinet.
Tout cela les avocats l’ont compris qui chaque année viennent en nombre à la rencontre de nos « Indispensables » mais l’édition 2024 aura été au-delà des espérances : du 1er au 5 juillet ils ont été plus de 550 « apprenants » et leurs retours, qu’il s’agisse de l’organisation de la semaine, du choix des thèmes développés ou encore de la qualité des interventions, se sont révélés positifs et chaleureux.
Un grand merci à LEFBVRE DALLOZ, fidèle ami du barreau sans qui les « Indispensables » n’existeraient pas. Merci aussi à nos partenaires habituels qui ont grandement contribué à la convivialité de l’évènement.
Rendez-vous l’an prochain et que vivent les « Indispensables 2025 » !
Depuis quelques temps déjà, ici et ailleurs, des voix s’élèvent, trop nombreuses, pour exprimer méfiance voire mépris à l’égard des libertés et des droits fondamentaux et de l’autorité judiciaire, piliers de notre démocratie. Et voilà qu’aujourd’hui la méfiance et le mépris ont fait place à la haine.
Car c’est bien de haine qu’il s’agit quand sur un site est publiée une liste nominative et « non exhaustive » d’avocats à éliminer, assortie d’images de guillotine.
« Ceux qui veulent la mort de nos libertés commencent toujours par s’en prendre aux avocats » a aussitôt répliqué notre Garde de sceaux et la Profession toute entière s’est levée, solidaire et engagée.
« Quand les avocats sont menacés de mort, c’est l’état de Droit et la Démocratie qui sont en danger ».
C’est ce que notre Bâtonnier a déclaré avec force le 4 juillet dernier dans la salle des pas perdus du palais de justice aux avocats val-de-marnais venus en nombre, leur rappelant s’il en était besoin qu’ils sont avec leurs confrères de métropole et d’outre-mer « les vigies de nos libertés ».
Le Barreau du Val de Marne, connaissance prise de la publication ce 3 juillet, sur le site d’extrême droite RESEAU LIBRE d’un article recensant une liste nominative d’avocats « à éliminer (…) à envoyer dans un fossé ou dans un stade » ajoutant « c’est la grande majorité des avocats qu’il est nécessaire de neutraliser »
CONDAMNE sans appel la diffusion de tel message de haine à l’égard d’une profession dont la vocation est la défense des libertés et de l’état de droit.
ADRESSE un message de solidarité entière aux confrères nommément visés mais aussi à l’ensemble des avocats qui en raison même de leur mission se voient ainsi stigmatisés.
ASSURE de sa volonté de mener envers et contre tout les combats justes pour la sauvegarde des libertés et de l’état de droit.
Il y a un peu plus de quatre années, il nous venait du tribunal judiciaire d’AIX-EN-PROVENCE et voilà qu’il nous quitte aujourd’hui, nommé conseiller à la Cour de cassation pour exercer les fonctions de Premier Président de la Cour d’appel de NÎMES. C’est décidément le lot de CRETEIL de voir successivement partir ses chefs de juridiction les plus remarquables.
Car que dire du Président Eric BIENKO VEL BIENEK que d’autres n’auraient pas dit ce jeudi 27 juin sur la terrasse du palais, magistrats, greffiers, personnels administratifs, représentants de la police et de la pénitentiaire, avocats, bâtonniers et tant d’autres, venus en nombre pour lui rendre hommage ?
Que c’est un « fou » de Droit ; cela Monsieur Jacques BOULARD, Premier Président de la Cour d’appel de Paris, nous l’a rappelé à l’envi. Que la dyarchie, cette direction à deux d’une juridiction qui aux dires de beaucoup est un obstacle, est pour lui la source d’un enrichissement salutaire ; Monsieur le Procureur Stéphane HARDOUIN qui en est convaincu a loué leur travail en commun, mieux leur complicité qui a permis de faire avancer la juridiction vers demain (dématérialisation des procédures, réflexions sur la vision conférence, valorisation des alternatives aux poursuites et à l’incarcération…). Qu’il ajoute à la compétence (c’est bien), l’écoute, l’ouverture d’esprit et la bienveillance (c’est encore mieux), et tout cela avec humilité ; c’est à Madame le Bâtonnier Yolaine BANCAREL qu’il revint de l’exprimer.
On ajoutera à cela sa faculté de résilience. Car enfin, ces quatre années n’eurent rien d’un « long fleuve tranquille » : une installation tumultueuse puisqu’intervenue lors d’une grève généralisée des avocats, une pandémie aux conséquences humaines terribles, la découverte d’une importante présence d’amiante condamnant l’accès à une grande partie des locaux du tribunal, un manque criant d’effectifs… Et que croyez-vous qu’il advint ? Avec courage, avec détermination, sans regimber jamais, le Président BIENKO VEL BIENEK fit face et son œuvre à CRETEIL que l’on peut qualifier d’exemplaire, demeurera longtemps dans les esprits.
Monsieur le Président, désormais Premier, le barreau du Val-de-Marne qui vous regrette déjà vous doit gratitude. Il vous l’exprime ici avec chaleur et vous souhaite tous les succès que vous méritez à la tête de la belle Cour d’appel de NÎMES.
Ils sont douze détenus, douze à s’être portés volontaires pour participer au « défilé d’éloquence », projet initié par le CDAD du Val-de-Marne, soutenu par la Fondation de France et porté par le SPIP (Service de Pénitentiaire d’Insertion et de Probation), l’association JUSTICE ET VILLE, les enseignants de la maison d’arrêt de FRESNES et le barreau représenté par Madame le Bâtonnier Yolaine BANCAREL et nos confrères François-Xavier LUCAS et Jérôme GOUTILLE, tous deux membres du conseil de l’Ordre, douze à avoir travaillé seuls ou en groupe au sein d’ateliers d’écriture sur le thème qu’ils ont collectivement choisi : la discrimination.
Et ce 21 juin dans la chapelle de la maison d’arrêt de FRESNES, les voilà qui nous restituent leur ouvrage pour ce « défilé d’éloquence », heureux et fiers de se sentir écoutés.
Que dire de leur prestation sinon qu’elle fut pour le public un moment fort et rare, un véritable choc émotionnel. Tous nous ont livré un peu d’eux-mêmes, ils nous ont rappelé qu’ils étaient nos frères en humanité et ont pour un instant « franchi les murs à coups de mots ».
De cela il nous faut les remercier comme il nous faut remercier tous ceux qui ont œuvré au succès de cet évènement. Mais on ne saurait clore ces quelques lignes sans saluer Monsieur Jimmy DELLISTE, Directeur du centre pénitentiaire de FRESNES, qui sait que si elle doit veiller à la sécurité, la prison doit œuvrer à la réinsertion. « La prison est une parenthèse dans la vie d’un homme » disait-il quelques mois après sa prise de fonction. « Quand le détenu a le déclic pour passer à autre chose, nous devons répondre présent… ». Des paroles en actes !
La salle H du Palais, habituellement réservée aux audience des référés, bruissait différemment au matin de ce 10 juin. C’est qu’elle accueillait les lycéens de CRETEIL et de CHAMPIGNY-SUR-MARNE venus soutenir les huit finalistes du concours d’éloquence organisé depuis maintenant six années par le CDAD et l’association Justice et Ville, défenseurs infatigables de l’accès au Droit. Huit jeunes bretteurs chargés les uns de requérir, les autres de défendre, dans deux espèces résolument différentes mais toutes deux ayant pour thème « le consentement » dans tous ses états, et ce devant un terrible jury puisque composé de professionnels du droit, d’enseignants, de représentants du CDAD et de l’association Justice et Ville, enfin de chargés de mission dans le secteur éducatif, et que présidait Madame Laurence GROSCLAUDE, secrétaire générale de la présidence du tribunal judiciaire de CRETEIL.
D’aucuns auraient tremblé, mais pas eux ! Tous, oui tous ont crânement tenu leur rang. Leur expression orale était riche et plaisante mais pas seulement car ce qui a marqué les esprits, c’est la qualité des arguments juridiques qu’ils ont déroulé avec une aisance étonnante. Il nous faut saluer ici le travail accompli à leurs côtés par leurs professeurs, les juristes de l’association Justice et Ville et les avocats de l’association du barreau pour la défense et la protection des droits de l’enfant. L’engagement de ceux-là qui permet à ces magnifiques jeunes gens de donner le meilleur d’eux-mêmes mérite qu’il leur soit rendu hommage.
Il fallait bien choisir et c’est à Elouan ARATHON, procureur intraitable, et à Dania ZENNIR, avocate vibrante, tous deux élèves du lycée Marx DORMOY de CHAMPIGNY, que revinrent les lauriers. Mais comment ne pas saluer Kerlie LOUIMA, Najibahmed HACHEMI, Mohamed RAFIQUI, Catalina GUTU, Yamdza MOULLE et Abdoulaye SAMOURA, tous volontaires, engagés et pour tout dire terriblement impressionnants ?
Il est parfois de bien jolis moments. Celui-là en était un !
Le tribunal de commerce de CRETEIL vient de perdre son vice-Président, Monsieur Christian FOSSE, décédé brutalement samedi dernier, et l’émotion est grande dans l’immeuble « LE PASCAL », une émotion que partage le Barreau.
Elu juge consulaire en 2008, devenu Président de chambre puis récemment puisqu’en 2022 vice-Président, Monsieur FOSSE aura marqué la juridiction de son empreinte. Impliqué dans la recherche de mesures destinées à prévenir les difficultés de gestion des sociétés, il aura grandement contribué à la mise en place dans le département du dispositif national APESA visant à prodiguer une « Aide Psychologique aux Entrepreneurs en Souffrance Aigüe» et à prévenir les suicides. « Nous savons combien les difficultés peuvent fragiliser intimement l’homme ou la femme qui setrouve derrière chaque entrepreneur et combien la seule réponse juridique ou judiciaire est parfois insuffisante » se plaisait-il à dire avec lucidité et humilité.
Fin magistrat, bienveillant et d’une grande humanité, le vice-Président FOSSE était un ami du Barreau et le Barreau le lui rendait bien. Ceux d’entre nous qui ont participé aux travaux de la commission « Relations avec le tribunal de commerce » garderont longtemps le souvenir de cet homme de bien.
A sa famille, à ses proches, à ses collègues et à l’ensemble du personnel du tribunal, le Barreau tient à exprimer ses condoléances émues.
Le séminaire ouvert le 27 mai par les chefs de la juridictions en présence du Bâtonnier dans la salle des assises du Palais de Justice aura marqué une nouvelle étape dans le déploiement de la procédure pénale numérique. On sait que les flux numériques sont déjà ouverts à l’ensemble des procédures de déferrement et que la signature électronique commence à être mise en œuvre. Au début du présent mois, un protocole expérimental a été signé par les chefs de la Juridiction et le directeur du centre pénitentiaire de FRESNES visant à instaurer la numérisation des pièces de procédure dans le cadre des audiences de comparution immédiate. Aujourd’hui, et c’est à quoi la matinée a été consacrée, l’heure est à la formation de tous les partenaires de la chaîne pénale.
On ne saurait taire les doutes et les craintes qui habitent encore nombre de ces acteurs. Ils se sont exprimés l’après-midi mais une chose est sûre : le déploiement de la PPN que le Garde des sceaux nous impose à marche forcée aura eu le mérite de nourrir les échanges entre policiers et gendarmes, services d’enquête, magistrats,, greffiers, avocats, associations d’aide aux victimes…, de tisser (ou de retisse)r des liens utiles et de favoriser la compréhension des contraintes de chacun.
Leur travail fut bellement récompensé puisque la journée se clôtura par un bien joli moment : un duo « voix-piano ». Des voix, celles des Secrétaires de la Conférence du Barreau, nos confrères Yazid BENMERIEM, Anagi KODITUWAKKU, Emmanuelle DEBRENNE, Jean-William VEZINET et Julien RIETZMANN, dont l’éloquence, l’humour et la légèreté pour traiter de l’intelligence artificielle (« artificielle » sûrement, « intelligente » cela reste à voir…) ravirent l’assistance. Un piano, celui de Monsieur le Président Sylvain BOTTINEAU, magnifique interprète qui, ayant charge de ponctuer leurs interventions, la régala en lui offrant vingt-quatre préludes de CHOPIN.
Depuis quelques mois, à l’initiative du Bâtonnier, les locaux de l’Ordre servent d’écrin à des expositions éphémères. Leur objectif ? Ouvrir les coeurs des visiteurs et déciller leurs yeux.
« La journée internationale des droits des femmes » fut l’occasion de rendre hommage à quelques-unes de ces avocates inspirantes qui combattirent inlassablement pour assurer aux femmes l’effectivité de leurs droits. Puis vint « Le printemps des poètes : des mots pour le dire » parce que nous oublions trop souvent que « le poète a toujours raison » et qu’il nous aide à mieux comprendre le monde et nous apprend à chasser les nuages pour laisser paraître le soleil.
Aujourd’hui c’est à la rencontre du « Petit Prince » que nous sommes invités. Pourquoi « Le Petit Prince », direz- vous. Parce que c’est à nous plus qu’aux enfants que ce conte familier est destiné. Enfants, lorsque les choses étaient trop sérieuses, nous utilisions notre imagination. Adultes nous l’avons perdue ! Nous reconnaissons la réalité du monde : ordre, rentabilité, fonctionnalité… et nous l’acceptons !
Le Petit Prince a cette vertu de réveiller notre enfant intérieur, celui qui imagine, qui rêve, qui s’émerveille et qui aime…
En ces temps de bruit et de fureur, alors que ressurgit le spectre de l’intolérance et qu’on nous vente les « vertus des robots », il nous appelle à tenter urgemment de faire pencher la balance vers le bien par l’ouverture à l’autre et à nous mettre en quête d’une vérité qui soit la nôtre la et non celle qu’on nous dicte.
Alors, venez saluer notre Petit Prince et partagez avec lui le secret du renard : « on ne voit bien qu’avec le cœur. L’ essentiel est invisible pour les yeux ».
Ils étaient tous là ce mercredi 15 mai, au lendemain de l’attaque sauvage et meurtrière d’un fourgon pénitentiaire causant la mort de deux agents et en blessant gravement trois autres.
Tous, magistrats, greffiers, avocats, policiers et agents de sécurité, rassemblés à la demande des Chefs de la juridiction et du Bâtonnier dans la salle des pas perdus du Palais, pour rendre un vibrant hommage aux victimes, présenter leurs condoléances à leur famille et à l’ensemble des agents de la pénitentiaire et exprimer dans un silence éloquent leur attachement indéfectible à l’institution judiciaire, garante des équilibres d’une société désormais en butte à la barbarie et pilier de notre République.
On vous l’avait dit : décidé à s’impliquer davantage dans la formation de nos futurs confrères, le barreau du Val-de-Marne avait signé, voilà peu, une convention tripartite de partenariat avec l’EFB et l’AEA (Association des Elèves-Avocats). Son objet : permettre aux élèves-avocats de participer au déroulement des permanences pénales, de la prise de connaissance du dossier à la plaidoirie en passant par les auditions, naturellement sous réserve de l’accord du justiciable et de celui du magistrat, sous le regard attentif et bienveillant de l’avocat de permanence référent.
Signer une convention, c’est bien mais on conviendra que lui donner vie, c’est mieux ; aussi notre barreau a-t-il convenu que les élèves-avocats de l’EFB friands de la matière pénale pourront l’approcher dès le mois de juin prochain. Gageons qu’ils sauront profiter de l’opportunité qui leur est offerte d’être sur le terrain aux côtés de nos confrères, professionnels aguerris, et qui sait, peut-être leur donnera-t-elle l’idée, CAPA en poche, de rejoindre la communauté des avocats val-de-marnais…
Pour des générations d'avocats, la salle Serge LEQUIN a toujours été un lieu emblématique.
C'est qu'initialement destinée à être la bibliothèque de l'Ordre, elle est devenue au fil des ans le lieu de toutes les rencontres, de tous les partages, de toutes les confrontations aussi. Elle en aura connu des conseils de l'Ordre, ouverts ou pas, des assemblées générales, électives ou non, des colloques et des débats passionnants et passionnés...
Elle nous avait tant donné qu'elle en avait perdu son éclat. "Le temps a fait son œuvre" pensaient les avocats avec une nostalgie résignée...
Mais pas notre Bâtonnier qui a résolu de lui rendre sa noblesse. Il lui fallait des bras et nos confrères François-Xavier LUCAS, Laetitia WADIOU et Jérôme GOUTILLE, tous trois membre du conseil de l'Ordre, lui ont prêter les leurs. Avec leur enthousiasme, leur courage (et il en fallait) et leur générosité, ils ont tant et si bien fait qu'ils ont su rendre au lieu sa beauté et le voilà à nouveau digne de porter le nom de l'un des plus grands bâtonniers que le barreau ait connu, le Bâtonnier Serge LEQUIN. Qu'ils en soient ici chaleureusement remerciés.
Et s'il fallait voir dans cette embellie l'annonce de celle du barreau...
Comme chaque année depuis bientôt quinze ans, répondant à l’appel de la Conférence des Bâtonniers de Métropole et d’Outre-mer, le barreau du Val-de-Marne, à l’instar des cent-soixante-deux autres barreaux, se met au service des contribuables pour les aider à remplir leur déclaration de revenus.
Modalités de déclaration en ligne, règles de rattachement des enfants et des ascendants, crédits d’impôts, ajustements liés aux changements qui ont pu intervenir dans le foyer fiscal… autant d’interrogations pour nos concitoyens aux quelles cette année encore les avocats s’efforceront de répondre dans le cadre de consultations gratuites et naturellement confidentielles.
Le 16 mai prochain de 9 heures à 18 heures, à l’occasion de la « journée des fiscalistes 2024 », il suffira à nos concitoyens de composer le numéro vert suivant : 0 800 000 594 (appel gratuit) pour être mis en contact avec un avocat qui leur prodiguera conseil et assistance.
Ancrés dans la Cité, les avocats val-de-marnais sauront une fois encore se mobiliser pour répondre à leur besoin de droit.
Avocats du barreau du Val-de-Marne ou de l’un des barreaux du ressort de la Cour d’appel de Paris qui souhaitez pouvoir mieux répondre aux besoins de droit, et ils sont nombreux, des PME-PMI de l’Ile de France, la Société Civile Coopérative du barreau dite SCB 94 est là pour vous.
Créée en 1991 par quelques avocats val-de-marnais, elle vous offre une assistance technique fiable et à coût réduit en matière de formalités légales, de sûretés judiciaires, de ventes immobilières, de constitution ou de modification de sociétés, de cession de fonds de commerce…
Elle est à votre service et ne demande qu’à vous prêter la main, une main experte et sécure.
On se souvient de la belle et heureuse initiative de l’UJA 94 et de sa Présidente Eva BERGAMASCHI qui, à la veille des fêtes de fin d’année, avaient mobilisé le barreau pour offrir aux enfants les plus démunis du département jeux, jouets, livres et peluches et faire que pour eux aussi Noël soit une fête. Mobilisé le barreau le fût et la collecte dépassa les espérances.
En avril dernier, sous l’égide du Conseil National des Barreaux, c’est à une collecte nationale de livres à destination des détenus des centres pénitentiaires de Métropole et d’Outre-mer que les barreaux ont été invités et le barreau du Val-de-Marne y a naturellement pris toute sa part.
Sa générosité ne s’est pas démentie et la salle Jean-François BLAY est aujourd’hui le réceptacle de dizaines de romans, livres d’histoire, essais et... bandes dessinées, tous en attente d’être transportés par l’association « D’ICI A LA » au centre pénitentiaire de FRESNES.
Grand merci à nos chers donateurs qui confortent, s’il en était encore besoin, l’image de notre barreau, solidaire et généreux toujours !
Comme chaque année, l’AEA (Association des Elèves-Avocats) organise à l’EFB un forum permettant aux élèves-avocats en quête de stages ou mieux de collaborations de rencontrer les représentants de grands cabinets de la place de PARIS exerçant dans des domaines divers, l’occasion pour ceux-là d’envisager des recrutements pertinents.
A l’instigation de Monsieur Gilles ACCOMANDO, Directeur de l’école et pour la première fois, l’AEA a songé à y convier les barreaux du ressort de la Cour et notre barreau a résolu d’y prendre toute sa place. Il l’a fait aux côtés d’un barreau frère, celui de la Seine-Saint-Denis, et tous deux ont fait preuve d’une joyeuse et amicale émulation pour vanter leur mérites respectifs et faire part à nos futurs confrères de leurs offres de collaboration, sans peur et sans crainte de l’ombre portée par les « grands parisiens ».
Et ils ont fort bien fait puisqu’ils ont suscité la curiosité et l’intérêt des élèves pour ces barreaux encore trop méconnus. Mieux même, certains ont clairement exprimé leur envie d’intégrer un barreau moins anonyme, plus fraternel et mieux à même de leur permettre de développer une clientèle personnelle.
Coup d’essai, coup de maître peut-être… En tout cas, nos remerciements chaleureux à Maîtres Isabelle KISTNER, ancien membre du Conseil et chargée de la communication, Julie CARRICAJO, représentante du jeune barreau, et Elizabeth MENESGUEN, ancien bâtonnier, qui s’efforcent avec une belle énergie de promouvoir notre barreau comme il le mérite.