La cause semblait entendue : militante de tous les droits et porteuse de tous les combats, Gisèle HALIMI entrerait au Panthéon au printemps 2027 pour avoir, à l’instar de quelques autres, forgé l’Histoire de notre pays. Pourtant aujourd’hui rien n’est plus acquis. La raison ? Ouvrir le Panthéon à celle qui a assuré au prix de sa vie la défense de nombre de militants du FLN serait regardé comme une « insulte à la communauté des harkis et à celle des pieds noirs ».
Entre la lutte pour la grande cause du quinquennat qu’est « la lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes » et « le devoir de réconciliation des mémoires » il faudrait choisir et le choix serait fait !
Cette actualité a conduit la commission communication du barreau à vous inviter, via cette nouvelle exposition éphémère, à porter le regard sur les femmes du Panthéon, ce mausolée qui depuis la révolution accueille les dépouilles des personnalités qui ont marqué notre Histoire et au fronton duquel on lit : « Aux grands hommes la patrie reconnaissante ». « Aux grand hommes »… tout est dit.
La révolution se moquait bien des femmes et il faudra attendre 1907 soit plus de deux siècles pour que l’une d’entre elles, Sophie BERTHELOT, repose au Panthéon encore ne fut-ce que par la volonté qu’elle avait exprimée de ne pas être séparée de son époux, Marcellin BERTHELOT.
Aujourd’hui elles sont sept : Marie BERTHELOT a été rejointe en 1995 par Marie CURIE, scientifique de renommée mondiale consacrée par un double prix Nobel de physique et de chimie, la première donc à être panthéonisée pour ses propres mérites. Viennent ensuite en 2015 Germaine TILLON, ethnologue et résistante déportée à Ravensbrück, et Geneviève de GAULLE- ANTHONIOZ, résistante, elle aussi déportée et ayant longtemps oeuvré à la tête d’ATD Quart Monde, en 2018 Simone WEIL, survivante de la Shoah et femme politique majeure du XXème siècle, en 2021 Joséphine BAKER, artiste, résistante, militante antiraciste et espionne pour la France libre, enfin en 2024 Mélinée MANOUCHIAN aux côtés de son époux Missak MANOUCHIAN, tous deux résistants et combattants de la liberté.
Sept femmes et… soixante-dix-sept hommes ! On conviendra que le compte n’y est pas mais ces sept-là ne sont-elles l’incarnation du pouvoir des femmes à surmonter les obstacles, à transformer la société et à inspirer les générations futures ? Gisèle HALIMI était indubitablement du même bois. Alors, Monsieur le Président, au diable la frilosité et place au courage. L’entrée au Panthéon de Gisèle HALIMI n’est pas à questionnée, elle s’impose !
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Créées en 1984 par le ministère de la Culture sous le nom de « Journées portes ouvertes des monuments historiques », les journées européennes du Patrimoine ont pour ambition de montrer au plus grand nombre la richesse extraordinaire de notre patrimoine au travers de rendez-vous inédits.
Fidèle à l’esprit qui l’anime depuis quinze années, notre Ordre a offert en ces premiers jours d’été aux avocats du barreau et à ceux des barreaux du ressort une pleine semaine de formation propre à leur permettre de répondre à leur obligation de formation continue et partant de parfaire leurs compétences au bénéfice de nos concitoyens.
A l’instar de ceux de Métropole et d’Outre-mer, le barreau du Val-de-Marne poursuit son juste combat contre le projet de loi dit « SURE ».