V'la l'printemps ! Celui des poètes, le nôtre aussi...
Chaque année, « LE PRINTEMPS DES POETES » instauré en 1999 par Madame Catherine TRAUTMANN, alors ministre de la culture, nous invite à les honorer. « Parce qu’il est vital que leur langue continue de « pulser » en chacun d’entre nous » (*) le barreau nous propose de répondre à l’invitation en nous offrant cette nouvelle exposition éphémère consacrée aux poètes de notre temps.
Pas les anciens dont on célèbre à raison les beaux vers, les traits brillants, les parcelles d’or et les perles fines et dont le talent n’est plus à vanter. Non, ceux d’aujourd’hui, fantasques, imaginatifs, parfois ingénus, qui expriment en vers accessibles à tous, parfois crûs, leurs élans et leurs passions. Ils parlent « simple » et cette simplicité transperce nos cœurs. C’est Jehan RICTUS (1867-1933) et ses « Soliloques du pauvre » ; c’est Francis CARCO (1896-1958) et sa « Complainte » ; c’est encore Robert DESNOS (1900-1945) et ses « Poèmes du minuit » ou « Corps et biens ».
Mais il en est d’autres : ORELSAN, Alain BASHUNG, GRAND CORPS MALADE, M C SOLAR, ou encore Eddy DE PRETO… Ces noms ne sauraient surprendre car ce serait oublier que la poésie est l’expression de son temps et la parole de ceux-là n’est pas une simple parole « proférée », c’est une parole puissante qui dit notre monde. Ils ont pris à leur compte ces quelques vers d’un poète resté méconnu : « Ma pensée au grand jour partout s’offre et s’expose et mon ver bien ou mal dit toujours quelques chose. ».
La poésie n’est pas un art désuet ; elle se dit, elle se clame, elle se scande, elle se chante aussi et nous ouvre un pan de ciel. Puisse cette nouvelle expo nous offrir la pause salutaire à laquelle nous aspirons tous! ».
(*) Sophie NAULEAU, ancienne directrice artistique du « Printemps des poètes ».
« Les familialistes » à la Une : nos consoeurs Annie KOSKAS et Tifenn LE GUENEDAL
Voilà déjà deux années que la Commission « Communication » s’efforce de mettre en lumière les compétences de notre barreau et qu’elle nous invite à aller à la rencontre de ceux qui font sa richesse. La 21ème édition des Etats Généraux du Droit de la Famille et du Patrimoine qui s’est tenue les 30 et 31 janvier dernier l’a tout naturellement conduite à s’intéresser à nos « Familialistes » et à interroger deux d’entre eux, et pas les moins fameux : nos consoeurs Annie KOSKAS, ancien bâtonnier, et Tifenn LE GUENEDAL, membre de la Commission « Famille ».
Pourquoi et comment ont-elles résolu de se consacrer au Droit de la famille ? Quelle satisfaction en tirent-elles ? Quelles sont les difficultés de leur exercice ? Nos deux consoeurs se sont prêtées aux questions avec générosité et franchise ; qu’elles en soient chaleureusement remerciées !
Ouverture d'une nouvelle exposition éphémère : "Femme, Vie, Liberté", le cri des femmes d'Iran !
Comme chaque année depuis 1977, l’Organisation des Nations Unies invite les citoyens du monde, pour une journée (et c’est bien peu) à réfléchir ensemble à la condition des femmes et aux moyens à mettre en œuvre pour qu’elles disposent enfin de droits égaux à ceux des hommes. Voilà donc près de cinquante ans que nous saluons les victoires et les acquis des femmes (et il y en a…) et que nous dressons l’inventaire de leurs revendications (il en reste…).
Tout cela est bel et bon mais il est, en ces temps et en ce monde, des femmes qui, harcelées par la police des mœurs, subissent un véritable « apartheid de genre » et s’exposent à des flagellations, à des peines d’incarcération et à des condamnations à mort et ce pour l’unique raison qu’elles s’opposent au port du voile que les autorités islamiques ont rendu obligatoire, y compris pour les filles dès l’âge de sept ans, et qui constitue une atteinte à leurs libertés d’expression, de religion et de croyance et à leurs droits à la vie privée, à l’égalité et à la non-discrimination.
Ces femmes, ce sont les femmes d’Iran et ce sont elles qu’en ce huit mars 2026 le barreau veut honorer via cette nouvelle exposition éphémère désormais ouverte à tous dans les locaux de l’Ordre.
Car elles se battent, les iraniennes! En 2022 déjà, la mort en détention de Mahsa AMINI, trois jours après son arrestation par la police des mœurs pour non-respect du port du voile, les a conduites à descendre dans les rues de TEHERAN et leur cri « Femmes, Vie, Liberté » a généré un mouvement de protestation inédit, traversant toutes les classes sociales et s’étendant à tout le territoire. Naturellement c’est dans le sang que le mouvement a été réprimé par les autorités qui n’ont alors eu de cesse de durcir leur code moral. Mais la graine avait germé et le vingt-huit décembre dernier, le peuple iranien tout entier s’est soulevé : femmes, hommes, étudiants…, et le cri des femmes d’Iran est devenu « Iran, Vie, Liberté ». On sait qu’à ce mouvement sans précédent, le régime a répondu avec une brutalité extrême : des morts par milliers et des arrestations innombrables.
Mais si beaucoup d’entre elles ont perdu la vie durant ce soulèvement, nos guerrières iraniennes ont gagné : elles ont permis aux hommes de comprendre enfin que leur combat n’était pas qu’un combat féministe mais que c’était en vérité le combat de tous, le combat pour la liberté !
Femmes d’Iran, tenez bon car « La quête de la liberté bat au cœur de l’être humain et un cœur vivant ne se soumet jamais !» (*).
(*) Golshifteh FARAHANI (février 2026).
Périmètre du droit : se défier des "usurpateurs" !
En France, la profession d’avocat est strictement réglementée. Elle impose à ceux qui l’exercent, défense ou conseil, le respect des principes d’indépendance, de loyauté, de compétence et de confidentialité et ce dans le seul but de permettre à chacun d’accéder au droit dans la légalité, avec confiance et de façon sécure.
Or force est de constater que depuis plusieurs années fleurissent des sites, des structures et même des particuliers promettant de rédiger des contrats, de contester des amendes et pire, de « conseiller juridiquement » alors même que leur compétence n’est pas établie.
Il s’agit là d’un exercice illégal de la profession d’avocat répréhensible pénalement.
A l’instar du Conseil National de Barreaux, organe de représentation nationale des avocats, le barreau du Val-de-Marne entend lutter avec détermination contre ses « usurpateurs » , non parce qu’il entendrait sauvegarder un quelconque « pré carré » mais parce sait l’importance qu’il y a à offrir à celui qui a besoin de droit une entière protection.
Et précisément, l’avocat est assuré pour couvrir toute faute professionnelle éventuelle, il est soumis à une obligation de formation continue, il est astreint au secret professionnel et il agit dans le respect d’un code de déontologie draconien, autant de garanties que ces « usurpateurs » ne peuvent offrir…
Alors si d’aventure vous étiez victime de l’un d’eux, n’attendez pas et signalez-le au Bâtonnier de l’Ordre des avocats au barreau du Val-de-Marne. Vous permettrez d’éviter que d’autres en soient les victimes… !
Le Président du Conseil Constitutionnel à Créteil : en quête de "coalitions informelles" pour sauvegarder l'état de droit
Le 16 février, répondant à l'invitation des Chefs de notre juridiction, de l'UPEC 94 et de son laboratoire de droit privé, magistrats, universitaires, avocats, Bâtonnier en tête, et étudiants étaient réunis pour accueillir Monsieur Richard FERRAND, Président du Conseil Constitutionnel, qu'accompagnait Madame Véronique MALBEC, membre du Conseil, et participer à une conférence-débat sur le thème : "Etat de droit, Juges et Démocratie".
Vaste sujet, sujet d'importance en ces temps d'incompréhension, de confusion, de chicane et d'opposition entretenues par des voix démagogiques de plus en plus bruyantes à l'endroit de l'Etat de droit alors qu'il est notre bien commun le plus précieux.
Car, nous a dit le Président Richard FERRAND, l'Etat de droit n'est pas un concept juridique. "C'est lui qui soumet au droit les autorités publiques, protège de l'arbitraire et garantit l'égalité de tous devant la loi, sous le contrôle de juridictions impartiales et indépendantes". Il y a donc urgence à diffuser la culture de l'Etat de droit. Le Conseil Constitutionnel s'y emploie mais son volontarisme ne peut suffire; il doit s'accompagner des efforts de tous les professionnels du droit. "Je crois à des coalitions informelles indispensables pour redonner à nos concitoyens la confiance dans nos institutions", a encore dit le Président. Le barreau du Val-de-Marne y croit aussi!
Après l'intervention de Madame Véronique MALBEC qui a su instruire le public sur les méthodes de travail trop souvent méconnues du Conseil, c'est un débat nourri qui s'est instauré, révélateur de l'intérêt que tous avaient su tirer de l'évènement.
Grand merci à ces hôtes éminents. Grand merci aussi aux organisateurs.
Merci enfin aux participants. Gageons que tous garderont au cœur la nécessaire défense de l'Etat de droit.

