En France, la profession d’avocat est strictement réglementée. Elle impose à ceux qui l’exercent, défense ou conseil, le respect des principes d’indépendance, de loyauté, de compétence et de confidentialité et ce dans le seul but de permettre à chacun d’accéder au droit dans la légalité, avec confiance et de façon sécure.
Or force est de constater que depuis plusieurs années fleurissent des sites, des structures et même des particuliers promettant de rédiger des contrats, de contester des amendes et pire, de « conseiller juridiquement » alors même que leur compétence n’est pas établie.
Il s’agit là d’un exercice illégal de la profession d’avocat répréhensible pénalement.
A l’instar du Conseil National de Barreaux, organe de représentation nationale des avocats, le barreau du Val-de-Marne entend lutter avec détermination contre ses « usurpateurs » , non parce qu’il entendrait sauvegarder un quelconque « pré carré » mais parce sait l’importance qu’il y a à offrir à celui qui a besoin de droit une entière protection.
Et précisément, l’avocat est assuré pour couvrir toute faute professionnelle éventuelle, il est soumis à une obligation de formation continue, il est astreint au secret professionnel et il agit dans le respect d’un code de déontologie draconien, autant de garanties que ces « usurpateurs » ne peuvent offrir…
Alors si d’aventure vous étiez victime de l’un d’eux, n’attendez pas et signalez-le au Bâtonnier de l’Ordre des avocats au barreau du Val-de-Marne. Vous permettrez d’éviter que d’autres en soient les victimes… !


Le 16 février, répondant à l'invitation des Chefs de notre juridiction, de l'UPEC 94 et de son laboratoire de droit privé, magistrats, universitaires, avocats, Bâtonnier en tête, et étudiants étaient réunis pour accueillir Monsieur Richard FERRAND, Président du Conseil Constitutionnel, qu'accompagnait Madame Véronique MALBEC, membre du Conseil, et participer à une conférence-débat sur le thème : "Etat de droit, Juges et Démocratie".
Car, nous a dit le Président Richard FERRAND, l'Etat de droit n'est pas un concept juridique. "C'est lui qui soumet au droit les autorités publiques, protège de l'arbitraire et garantit l'égalité de tous devant la loi, sous le contrôle de juridictions impartiales et indépendantes". Il y a donc urgence à diffuser la culture de l'Etat de droit. Le Conseil Constitutionnel s'y emploie mais son volontarisme ne peut suffire; il doit s'accompagner des efforts de tous les professionnels du droit. "Je crois à des coalitions informelles indispensables pour redonner à nos concitoyens la confiance dans nos institutions", a encore dit le Président. Le barreau du Val-de-Marne y croit aussi!
Après l'intervention de Madame Véronique MALBEC qui a su instruire le public sur les méthodes de travail trop souvent méconnues du Conseil, c'est un débat nourri qui s'est instauré, révélateur de l'intérêt que tous avaient su tirer de l'évènement.
Cette année encore la salle des assises du Palais accueillait, à l’initiative de « REVOLTE-TOI, UPEC » l’association des étudiants pénalistes de la faculté de droit de CRETEIL, quatre bretteurs, les quatre étudiants finalistes du concours du « PRIX VERGES » qui revient au plaideur le plus éloquent, qu’il ait à requérir ou qu’il ait à défendre.