Mobilisation contre les violences faîtes aux femmes

ruban blanc contre violenceArticle paru dans la presse

Au Barreau de Créteil, des rubans blancs contre les violences faîtes aux femmes

 

" Notre Barreau œuvre de concert avec les associations qui luttent contre ces fléaux, notamment par l’organisation de consultations gratuites dans tout le département, de permanences quotidiennes au Tribunal assurant la défense des victimes à l’audience de comparutions immédiates, mais aussi, l’assistance des personnes sollicitant une ordonnance de protection. Le 8 mars est l’occasion de se mobiliser et d’appeler chacune et chacun à agir, en ayant bien à l’esprit que la résignation est inadmissible. C’est pourquoi, nous vous proposons de porter un petit ruban blanc, symbole international né au Canada en 1991, porté par les hommes et les femmes qui désirent signifier leur engagement contre ces violences" , motive les nouvelles bâtonnière et vice-bâtonnière, Annie Koskas (photo) et Nassera Meziane.

Et de rappeler que ce n’est qu’en 1977 que les Nations-Unies ont officialisé une journée invitant l’ensemble des pays à célébrer les droits des femmes, par une résolution ayant pour origine divers mouvements de lutte du début du 20ème siècle visant à obtenir le droit de vote et la fin des discriminations au travail.

" Comment admettre que sur notre trajet quotidien du bureau au Palais, nous passions dans l’indifférence affichée devant de jeunes femmes peut-être mineures, sans doute étrangères, en petite tenue malgré le gel, qui dansent pour attirer le chaland ? Selon l’Observatoire des violences faites aux femmes (lettre n° 7 d’octobre 2015), 85 % des personnes prostituées sont des femmes, 93 % sont étrangères ; au cours des 12 derniers mois, 51 % ont subi des violences physiques dans le cadre de la prostitution. Notre confort moral ne doit-il pas être heurté ? Comment ne pas agir, nous qui portons dans notre ADN les valeurs essentielles de dignité et de défense des droits fondamentaux de la personne ? Comment tolérer ce que subissent ces jeunes femmes dans leur corps, cette violence permanente, la négation de soi, la négation de leur existence ? Quel est le traitement de cette infamie dans notre société, qui depuis 1982, célèbre la journée des droits des femmes ? Pourquoi une tolérance passive face à ces pratiques maltraitantes ? Un vide insupportable. Pourquoi cette forme de violence n’est-elle pas inscrite dans le schéma de lutte contre les violences faites aux femmes ?" , pointent également les deux avocates.

Article paru sur le site d'information - 94.citoyen.com - Par C.Dubois (Liens vers le site)


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