Invité par l’Association des élèves-avocats (AEA), en même temps que les plus grands cabinets du barreau de PARIS, le barreau du Val-de-Marne était présent le 21 avril, comme il l’avait été le 21 janvier dernier au FORUM DES STAGES, dans les locaux de l’EFB pour participer cette fois FORUM DES COLLABORATIONS. Une invitation riche de sens pour les barreaux du ressort puisque traduisant, après le népotisme affiché de leur grand frère qu’est la barreau de PARIS, la reconnaissance tant espérée de leur présence institutionnelle au sein de l’Ecole.
Le barreau y était donc, représenté par Maître Isabelle KISTNER, ancien membre du conseil de l’Ordre, et Maître Elizabeth MENESGUEN, toutes deux membres de la commission communication du barreau, aux côtés des représentants des barreaux amis de l’Essonne et de la Seine-Saint-Denis. Avec l’enthousiasme et la détermination qu’on leur connait, elles ont vanté les mérites de notre barreau, diffusé les offres de collaboration qui leur avaient été adressées et… recueilli nombre de demandes.
De connu, voilà donc aujourd’hui notre barreau « reconnu » pour ce qu’il est : attractif, conquérant et solidaire !
A cela, la direction de l’EFB n’est pas étrangère et le barreau lui doit des grâces, les mêmes que celles qu’il doit à l’AEA pour son engagement au profit des élèves-avocats et la qualité de son accueil.
Le projet de loi SURE (traduisez "Pour une Sanction Utile, Rapide et Effective"), sournoisement rebaptisé "Pour la justice criminelle et le respects des victimes", continue d'attiser la colère des avocats, ardents défenseurs de l'état de droit, seul garant des libertés de chacun.
C'est que ce projet est le fruit d'une erreur déconcertante : il tente de traiter le symptôme en ignorant délibérément la maladie! Plutôt que de doter la Justice des moyens humains et matériels qui lui font cruellement défaut, il supprime les garanties procédurales qui fondent la légitimité de la décision pénale : plus de publicité des débats, plus de jury populaire, plus d'examen contradictoire des preuves, plus d'audition de témoins, d'experts et pire, de victimes...!
Comment les avocats pourraient-ils s'accommoder d'une telle atteinte à notre Justice criminelle, une justice qui écoute, qui comprend et prend le temps (et c'est sa noblesse) de juger ?
Cela ne peut être et ce 13 avril, partout en France ,les avocats se sont levés; ils ont déserté les salles d'audience et ont fait de cette journée un journée "Justice morte", pour qu'elle ne le devienne pas ! Les avocats val-de-marnais n'ont pas manqué à l'appel : ils étaient au palais de justice pour éclairer nos concitoyens, ils étaient aussi, Bâtonnier en tête, au pied du Sénat qui avait à examiner ce projet scélérat. Et ils resteront mobilisés jusqu'à ce que, revenu à la raison, notre Garde des sceaux le retire !
Robes noires d'ici ou d'ailleurs, le combat est juste et c'est celui de tous. Ne lâchez rien...